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Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 18:48

L'analphabétisme (en Français ou en Anglais) n'est pas un frein à la formation citoyenne. Elle peut et doit se faire dans les langues nationales des populations guinéennes.

La Guinée a vécu un déchirement dont les racines se trouvent dans une dépréciation progressive de l'éthique, du respect des droits et des devoirs. Les causes et conséquences ont été outre la corruption et diverses malversations sociopolitiques et économiques qui ont contribué à obstruer le fonctionnement correct de l'État et à rendre difficile la vie des populations.

Aujourd'hui, si, la recherche des fonds et des investissements constitue une priorité pour rebâtir l'économie nationale, il faudrait faire en sorte que leur utilisation éradique les maux dont le pays souffre. Ce serait difficile sans une moralisation de la vie nationale dans tous ses aspects. La citoyenneté ou la question citoyenne implique la reconnaissance et la consolidation de la nation guinéenne mais aussi les paramètres pour aspirer au bienêtre de tous et de chacun.

Sans prétention d'avoir couvert tous les aspects de la question, j'espère ouvrir un débat qui contribuerait au réveil de la conscience nationale pour le respect des droits et devoirs nationaux.

I – La notion de nationalité dans la citoyenneté

La notion de nationalité est une notion large et parfois ingrate en ce sens qu'elle peut regrouper des individus d'horizons divers qui ont des ambitions différentes. C'est pourquoi cette notion (de nationalité) repose sur des repères et des symboles qui contribuent à rassembler les groupes d'individus en son sein.

Parmi les repères il y a, entre autres, le partage culturel et social, l'éthique, les codes de vies qui deviennent des lois à l'usage, etc.

Parmi les symboles il y a par exemple l'hymne national (souvent tirée de l'histoire commune) le drapeau avec des couleurs dont la signification est liée à une histoire commune également ; les armoiries, les conventions et chartes sociales écrites et non écrites, etc.

Les repères et les symboles doivent être intégrés dans les structures sociales et leurs contenants que sont la famille, les couches sociales qui en résultent, les formations sociales comme la tribu, le clan, l'ethnie dans leurs relations sociologiques et historiques. Ce sont ces éléments que la nation englobe, intègre et remplace. Elle se substitue à eux.

La citoyenneté se situe à l'orée de l'assimilation positive de ces éléments et des modes d'action et de comportement qui en découlent au quotidien. Cela nous amène à la question, comment se crée le citoyen ?

Dans la praxis la réponse parait simple : le citoyen nait avec la naissance de la nation et la mise en œuvre des lois et règles qui la gèrent (la nation) et qu'il s'engage à respecter. Dans la philosophie de la nation on se butte à certaines complexités théoriques d'école qui découlent de réalités inattendues. Il s'agit de théories bâties pour soutenir des idéologies spécifiques, protéger un système de gouvernement ou reposant sur les inversions de position dans la genèse de la nation et l'État. N'empêche.

L'important est que la connotation de la nation et son contenu dans la pratique quotidienne, s'exercent dans le respect de la morale, de l'éthique, des lois, de la liberté individuelle et collective dans des limites corrélatives et consensuelles. Ce processus englobe ainsi la dynamique socioculturelle et économique.

II - Nation et Citoyenneté

Comment se développe la citoyenneté ? Afin de repartir les tâches à accomplir, la nation se dote de moyens pour le faire. Elle délègue des capacités d'actions que sont les pouvoirs. Les subdivisions sont :

  • pour la mise en œuvre des activités nationales, l'Exécutif (accomplissement des objectifs de développement économique et social)
  • pour le contrôle de l'exécutif, des lois et de leur mise en œuvre (à partir d'une représentation nationale), le législatif.
  • pour la préservation des règles à observer, le judiciaire (structure de justice, police, armée qui sont des moyens de répression et de correction)

Cet ensemble se constitue en une structure qui est l'État. De par sa composition même il est évident que l'État est au service de la nation par le biais de ses composantes. La presse viendra jouer un rôle de supervision par l'information qui ressemble un peu à de la dénonciation en ce qui concerne le non respect des règles.

La connaissance et la reconnaissance de facto et de jure de l'État par l'individu est un facteur dominant de sa caractéristique citoyenne. L'expression et la sauvegarde de la citoyenneté et du citoyen au sein de la nation consiste pour chaque individu en l'engagement à respecter les règles qui régissent l'État. C'est-à-dire la structure représentative de la nation. Généralement en Afrique et en Guinée, le processus de formation et d'information aboutissant à ce résultat est handicapé, dans sa partie la plus importante, par les agissements hégémoniques d'une des composantes même de l'État : l'exécutif que représente le gouvernement. Comment en est-on arrivé là ? En mettant sur la sellette l'influence extérieure de la colonisation, il ne faut pas oublier que les communautés anétatiques de l'Afrique médiévale avaient une forte tendance à évoluer vers des communautés fortement étatiques que furent les royaumes et les empires. Ceci dit, il est préférable de s'en tenir aux causes actuelles et modernes de déséquilibre qui font entorse à l'exercice de la citoyenneté. Partant, il devient possible d'énoncer des solutions. Il faut avoir à l'esprit que le « handicap citoyen », qui est l'absence de conviction citoyenne, est à l'origine du comportement répréhensible de bon nombre de leadeurs et gestionnaires africains et guinéens dès lors qu'ils sont, directement, responsables de la gestion publique.

Cette digression faite, il est important de comprendre que la formation du citoyen se fait à travers les structures sociales et socioéconomiques de chaque pays. Le processus de formation commence au sein de la famille, et se poursuit au sein de la société générale. Sur le parcours, il y a l'institutionnalisation à travers l'école et d'autres institutions nationales représentatives du citoyen (partis politiques, lieux de travail et de loisirs, etc.).

III – Familles, ethnies, régions et citoyenneté

En Guinée quelles sont les institutions naturelles qui composent la nation ?

Avec la décomposition des structures sociales (clans, tribus), les survivances essentielles sont, actuellement, la famille, l'ethnie et la zone géolinguistique ou région naturelle. Entre les trois existent une relation d'attirance-répulsion. La famille, l'ethnie et la région de naissance s'accordent dans les cas de socialisation (mariages, baptêmes, etc.) Elles ont tendance à se repousser dans le contexte de l'identification socioculturelle. Ceci est un phénomène naturel que l'émigration volontaire des populations (commerce, relocalisation, etc.) des travailleurs à travers l'administration d'une région à l'autre bouscule. Malgré elles, les forces identitaires se transforment d'une façon ou d'une autre à travers les échanges. La remise en cause de l'ancrage des transformations socioculturelles qui en résultent dépend de l'émergence d'une nouvelle idéologie de l'ethnie qui est l'ethnocentrisme. Il est d'autant plus malsain que son créneau vise à mettre au centre du débat et de l'intérêt général, une seule ethnie dont les revendications s'isolent, de par leur contenu même, des préoccupations nationales et citoyennes.

Comment et pourquoi la famille peut et doit-elle jouer un rôle dans le renforcement de la citoyenneté ?

La famille est un ensemble de personnes ayant un lien de parenté. Il s'agit de personnes vivant sous le même toit où se créent et s'imposent des liens de parenté définis. La parenté s'explique, conséquemment, par le rapport entre les personnes issues d'un même sang ou alliées par le mariage. Cette parenté s'exprime également par les liens juridiques qui interpellent l'engagement citoyen. Ainsi sa définition évolue et on peut l'interpréter comme l'ensemble des règles qui unissent des personnes et définissent leurs relations.

Ces définitions peuvent être considérées comme lapidaires pour les exégètes des doctrines d'école, mais elles sont authentiques pour rendre compte de l'origine de l'organisation sociale, de sa règlementation et de son expansion à partir de la famille. Cette dernière peut donc contribuer à poser les bases de la citoyenneté et même présider à sa réalisation. Mais cette possibilité est confrontée aux exigences de plus larges organisations sociales qui de force pourrait imposer à la famille d'autres règles qui réfutent sa tendance citoyenne : l'ethnie et la zone géolinguistique qui excluent les changements sociaux intervenus pour promouvoir leurs identités.

L'Ethnisme, est un ensemble de liens qui réunissent des groupes d'individus ayant un patrimoine socioculturel commun, particulièrement la langue. L'ethnicité n'est donc pas un simple discours sur soi et sur l'autre. C'est un sentiment et une conscience d'appartenance à un groupe donné. L'ethnicité concerne tous les groupes socioculturels. Elle n'est pas spécifique des groupes minoritaires ou majoritaires car ils existent les uns par rapport aux autres dans un jeu de reflets mutuels.

L'ethnicité, enfin, constitue une dimension identitaire de tout individu. Mal géré, il est un danger pour l'équilibre de la nation. Chacun de ses soubresauts tend à déstabiliser la nation et ses préceptes en faveur du sentiment et de la conscience ethniques. Ce phénomène intervient dans les cas de crises au cours desquelles soit un regroupement ethnique se sent brimer soit qu'il met en avant des réclamations inacceptables. L'existence même de ces raisons éventuelles et leur promotion signifient que l'engagement national et citoyen n'est pas complet. S'il l'est, les problèmes sont réglés dans un contexte national sans aucune connotation et/ou référence ethnocentrique.

La faiblesse de l'engagement du nationalisme et de l'engagement citoyen découle du peu ou de l'absence de consultation élargie, de l'affaiblissement de l'État – par ses propres composantes - si celui-ci dans ses exercices ne peut plus veiller :

  • au renforcement de l'éthique citoyenne qui nait naturellement de la cohabitation entre les populations ;
  • à l'élaboration, l'exécution, et le contrôle permanent des règles de la citoyenneté.

En Guinée, cette spoliation des règles de la bonne gouvernance a, souvent, été l'obstacle premier à l'adoption de l'attitude citoyenne.

IV - Moyens et méthodes pour une restauration de la citoyenneté en Guinée

« Si tu es le digne fils de notre famille, c'est ton tour de prendre ta part (du gâteau que représente les ressources nationales). Priorité numéro : construire ta maison. N'oublie pas aussi, comme les autres l'ont fait, d'envoyer tes enfants faire leurs études à l'extérieur. »

C'est le leitmotiv des conseils de familles guinéennes à la nomination d'un des leurs à une haute fonction de gestion publique. Sur le parcours, l'un d'entre eux serait la victime du manque de médicaments et de soins d'urgence appropriés dans les hôpitaux publics du fait des malversations et des détournements « autorisés » par la famille d'abord, le corps social ensuite, et l'administration qui, elle, les gère. De quelle manière l'enfant qui a fait de bonnes études, au détriment des autres, contribue t-il à la construction nationale ? D'aucune. À son tour, le conseil familial lui prodigue les mêmes conseils néfastes. Ironiquement, la plupart des villas luxueuses construites restent invisibles, entourés par les taudis et chaumières de ceux qui n'ont pas accès au détournement de deniers publics. Sans qu'on y prête attention ces nombreux détournements ont pour résultat aussi une urbanisation anarchique dont on cherche la solution ailleurs. Cette solution passe par la construction de logements sociaux viables à par du plan cadastral national. Ce ne sont là que des exemples parmi plusieurs.

Force est d'arriver à la conclusion que l'orientation de la famille et de l'ethnie vers une imprégnation (ingestion) nationale nécessite une éducation permanente.

Aujourd'hui, en Guinée de quels moyens dispose t-on pour faire cette éducation et « rénover » la citoyenneté dans le sens des intérêts de tous ?

La formation et l'information citoyennes sont indispensables. Elles se répercutent sur les articulations sociales comme la famille et l'ethnie. La famille a une fonction de reproduction sociale. Elle assure la conservation de la hiérarchie sociale de base en transmettant de génération en génération. Elle indique par exemple les rôles de genre (garçon/fille – homme/femme). Et, de nos jours considère de plus en plus, au sein du genre, les habiletés à travers l'accès à l'éducation et aux professions. La famille est détentrice des valeurs culturelles, sociales, et économiques ainsi que les changements afférents. La famille joue également un rôle de socialisation. Parce que c'est elle qui conditionne l'individu vis à vis du respect des règles de vie sociales et nationales. Elle peut donc mettre au centre de ses préoccupations la complémentarité entre la famille et la nation par la promotion du respect des règles citoyennes. Celles-ci concourent à la consolidation de la nation dont l'ethnie et la région ne sont que des composantes.

Comment alors atteindre les familles ?

Cela est possible par l'exercice quotidien de la justice sociale pour le respect des droits et devoirs du citoyen. L'exigence première est le fonctionnement correct et indépendant de l'appareil judiciaire de l'État par rapport à l'Exécutif sous sa forme de gouvernement. L'instauration de l'État de droit qui fonctionne sur le créneau de la bonne gouvernance. On ne peut pas construire une démocratie en dehors des règles de justice applicables à chacun et à tous d'une manière équitable, excluant les exceptions. La sanction et la punition appropriées dans une telle alternative sont les moyens de répression et de pression capables d'aboutir à des résultats salvateurs. Les pénalités devront être expurgées de tout favoritisme dont le népotisme et le clientélisme.

C'est de cette façon que les familles reviendront à l'enseignement du respect de la chose publique et changeront le leitmotiv des conseils de familles en ceci : « Honore notre famille en gérant honnêtement. Réalise les projets qui te sont confiés pour le bien de tous et de chacun, afin de bénéficier de la reconnaissance nationale. Si tu vas en prison pour malversations, ce serait notre honte et nous te perdrons comme soutien à la famille. »

Le rôle de l'État et du Conseil national de la communication (Cnc)

L'État dispose de moyens de formation et d'information que sont les médias de grande diffusion. À coté des programmes culturels, il est possible d'insérer dans la grille des programmes des radios et télévisions guinéennes un quart d'heure , "Le quart d'heure du citoyen" consacré à la citoyenneté par l'explication des droits et devoirs du citoyen et la connaissance des principes et idéaux de la Démocratie dans les langues nationales. Il est, également, possible d'organiser des Caravanes d'Ateliers pour l'appropriation des droits et devoirs du Citoyen et des principes et idéaux de la Démocratie à travers le pays. L'État et les partis politiques s'y associeraient et pourraient y employer, pour le faire, de nombreux étudiants, actuellement, au chômage.

Il s'agit là de propositions prosaïques, certes. Pourtant, le Conseil national de la communication (Cnc) pourrait les mettre sur la table dans un cadre de partenariat avec la presse publique et privée guinéenne. Il faudrait alors réviser sa nature consultative pour en faire un organisme de régulation de l'Espace d'information et de communication en Guinée. Dans cette perspective, le Cnc doit être rénové et doté en ressources humaines compétentes, techniques, financières et fonctionnelles lui permettant d'émettre des règlementations nationales. Jusqu'à ce que cela soit fait, il faudra toujours s'attendre à des bris du respect de la Loi de presse. Les conventions collectives sont importantes aussi dans ce contexte. En garantissant les revenus des travailleurs de la presse privée et publique, ces conventions renforcent l'indépendance de la presse mais surtout intègrent les journalistes et autres travailleurs de la presse dans une perspective citoyenne. En comprenant que l'État et la nation protègent leurs intérêts les journalistes seront plus enclins à servir dans le respect des règles citoyennes et à contribuer à leur propagation rationnelle.

Le rôle des institutions nationales

Les appareils de fonctionnement de l'État ne sont pas les seuls en cause. Il y a, également, les différentes formes institutionnelles de représentation des populations. Sur la ligne médiane entre les paliers de l'Exécutif et du législatif, le rôle des partis politiques doit être encore plus significatif dans cette perspective.

Les partis politiques ont le devoir de contribuer à la formation (ou à la transformation) en citoyen par la mise en  avant du processus d'éducation des militants quiva de la connaissance et l'exercice des droits et devoirs à celle des principes et idéaux de la Démocratie.

Pour ce faire, l'analphabétisme en Français ou en Anglais n'est pas un frein. Il suffit d'expliquer aux militants dans leurs langues maternelles de la même manière qu'on le fait pour lancer les mots d'ordre de mobilisation pour des affrontements inutilement meurtriers. Ils peuvent instituer par exemple des Cercles de formation et d'information dans les cellules des partis politiques. Même de périodicité mensuelle, ils porteront des fruits. Il est possible que les partis politiques et les leadeurs politiques ignorent de quoi ils pourraient bien parler au cours des cercles de formation ? Eh bien voici quelques indications : le parti politique et de son rôle au sein de la nation ; Qu'est-ce que la nation et qu'est-ce que la nation guinéenne ? Les causes de la création de leur parti politique ; les structures de leur parti politique et leur contenu  ; le rôle national du militant de base et du militant responsable ; l'attitude à adopter vis-à-vis des militants d'autres partis politiques comme composantes institutionnelle  de la nation guinéenne ; le rôle de l'État et de ses constituants ; la définition de la Démocratie en tant que mode de gouvernement par rapport aux structures de chefferie traditionnelle, de royaume et de colonisation ; Les principes de la Démocratie et leur contenu ; Le comportement démocratique. Qu'est-ce que le vote ? Pour qui on vote et pourquoi ?Comment vote t-on ? Les qualités et documents nécessaires pour l'accès au vote ; les droits du citoyen dont notamment le droit et le devoir de vote en Démocratie ; les devoirs du citoyen ; les principales lois nationales ; le fonctionnement des tribunaux au service de la justice sociale et citoyenne . Quest-ce le député ? Quel est son rôle ? Qu'est-ce que l'Assemblée nationale ? quel est son rôle ? Pourquoi vote t-on pour élire une Assemblée nationale ? Etc.

Dans la panoplie des thèmes possibles, ces thèmes aident à la formation du citoyen et peuvent être des critères de choix des responsables au niveau des structures des partis politiques démocratiquement gérés de l'intérieur. Cela mobilise aussi et met fin à l'aspect désolé et déserté des États- majors des partis politiques.

Le rôle de l'école et du système de l'éducation nationale.

Enfin, la réintroduction de l'instruction civique dans les écoles conditionne le renouveau social. Par exemple, la connaissance du contenu de l'hymne national, de la devise nationale (travail, justice, solidarité) la signification des couleurs du drapeau national et des armoiries qui émanent d'une histoire nationale commune sont des jalons importants. À cela s'ajoute l'étude des lois nationales en termes de droits et devoirs, le fonctionnement correcte de la justice et des tribunaux, la connaissance comparative des règles sociales traditionnelles et modernes communes, l'explication des principes et idéaux de la Démocratie libérale dans un contexte d'économie politique, etc. qui pourraient amener l'étudiant guinéen aux termes de ses études à vouloir faire ce qu'il peut pour son peuple qui incarne la nation et devenir ainsi le citoyen engagé. La plupart des thèmes qui entrent dans la formation du militant-citoyen sont valables pour l'éducation et la formation des jeunes, en tant que futur militants-citoyens.

En conclusion, l'objectif incontournable du regain de la citoyenneté pour le renforcement de la nation est la clef de tout développement. Tout plan de développement national qui néglige ce paramètre important est voué à un égarement qui va, à la limite, engendrer des croissances fragiles ici et là.

La participation populaire ne doit pas être confondue aux modalités de renforcement idéologiques que sont les mobilisations de parade et de réception. Celles-ci relèvent de la recherche d'autosatisfaction des leadeurs politiques et de gouvernement. En caricature, la participation populaire c'est l'interpellation des citoyens afin qu'ils comprennent – par exemple - qu'en payant l'impôt et les taxes (devoir) ils peuvent exiger des routes et des hôpitaux (droit). La perpétuation de l'accomplissement du devoir citoyen dépend d'un gouvernement qui réalise ces infrastructures et d'autres. La participation populaire et citoyenne, c'est aussi le citoyen lambda qui est prêt à aller travailler n'importe où en Guinée avec la conscience de contribuer au développement national. Il le vit et le comprend par la bonne gouvernance. Que cela soit écrit et accompli .

 Communication-débatpar O. Tity Faye  sur la radio-internet « La voix de l'Afrique », Mai 2011.

 

 

Par O. Tity Faye - Publié dans : Politique - Communauté : AFRIQUE ON LINE
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