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Le Parlement Panafricain pour consolider les
assises de la Démocratie en Afrique
Cinq ans
après la création de cet organe consultatif de l’Union Africaine (UA), le parlement africain ou parlement panafricain entre progressivement dans sa phase de mutation en véritable organe
législatif...
La guerre en Afghanistan finira t-elle en 2011?
Le 1er décembre. 2009 le président des États-Unis, Barak Obama, a
annoncé le déploiement d’un nombre additionnel de 30.000 soldats américains en Afghanistan...
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Les intrigues pour le
contrôle du pouvoir
Depuis la révision constitutionnelle de Novembre 2001 la Guinée est entrée dans une phase de dictature déguisée. Le viol constitutionnel a imposé le mandat de sept ans sans limite d’âge en faveur du Général Lansana Conté au pouvoir depuis 1984. Puis, suite à des élections en 1993. Malgré le boycott des élections présidentielles par les principaux partis politiques de l’opposition, en 2003, le Parti de l’Unité et du progrès (Pup) présente sa candidature. Malade et quasiment impotent, il est réélu pour un troisième mandat de sept ans sous la désapprobation générale. Le taux de participation est aux environs de 20 à 25% et un seul parti politique d’opposition y participe, l’Union pour le progrès national (Upn) conduite par Mamadou MBoye Barry. Le Général Lansana Conté se maintient au pouvoir jusqu’à sa mort en décembre 2008. Ce ne fut pas sans difficultés.
Tout le long des dernières années, une série de scandales financiers éclaboussent son entourage et lui-même. Parallèlement, plusieurs personnalités tentent en vain de contrôler le pouvoir sous son ombre. Les intrigues politiques prévalent au détriment de la gestion des affaires publiques. Les Premiers ministres se succèdent autant que les hommes de cour, révélant la décadence du pouvoir.
Celloun Dalein Diallo (9 décembre 2004 – 5 avril 2006) succède à François
Lounsény Fall (23 février 2004 – 30 avril 2004). Ce dernier avait démissionné pour dénoncer la réticence du président de la République aux réformes. En réalité, il s’agissait aussi des
privilèges financiers accordés à son entourage dans la gestion des ressources et de l’administration nationales qui empêchaient la mise en œuvre des programmes de développement du pays. Comme
Facinet Touré en 1992 et les autres qui ont quitté d’une manière ou d’une autre les allées du pouvoir, l’homme reste
pudique à
propos des dérives du Général Lansana Conté et de son entourage. Reconnaissance oblige ou réserve administrative ? Les témoignages sont bénéfiques pour le pays.
Après avoir redynamisé certains projets et négociations, déjà charpentés sous Sidya Touré, Cellou Dalein Diallo est – paradoxalement - la victime de deux forces opposées.
Sur le web se développe et s’exprime une armada de stratèges–conseillers, de journalistes improvisés et d’éditorialistes occasionnels qui l’encensent au point de faire croire que la Guinée allait au devant d’une guerre civile si on le touchait. Il est projeté comme un remplaçant potentiel du président de la République dont la maladie lui imposait des allées et venues au Maroc ou ailleurs. Tout cela serait normal dans un jeu politique si – et seulement si – les défenseurs et les supporteurs du Premier ministre en poste n’étaient pas majoritairement de l’ethnie peule. On parle des possibles effets de « Radio Mille Collines » qui fit la propagande de la guerre civile et ethnique au Rwanda.
Dans la presse nationale écrite privée, le journaliste Tibou Camara (L’Observateur), déjà connu pour son pamphlet à l’éloge du Général Lansana Conté, se tourne vers son Premier ministre. Il s’illustre par des articles « pour la cause ». On peut croire que c’est l’un des points de départs de sa carrière dans l’arène ministérielle. Le destin, dira t-on en Afrique ! Son mariage- dit-on par contre - avec la sœur de l’épouse guinéenne du président de la République de Gambie, Yahya Jammey, y joue un rôle d’essor. Le sort en est jeté ! Une histoire qui a son cours particulier …
Le plus intéressant, ce sont les duels croisés qui, par les lignes et à travers les lignes, mettent à la portée de l’opinion publique et internationale les agissements des uns et des autres visant – non pas la prise du pouvoir – mais le contrôle du pouvoir sous l’auréole fanée d’un président de la République malade.
À l’intérieur, l’entourage du Chef de l’État se cabre et organise sa défense. En effet, de l’autre coté, autour du président de la République la riposte, tout aussi teintée d’ethnocentrisme, se prépare. Une rumeur de complot se développe autour des agissements du Premier ministre que l’on accuse de manipulations pour la détention des rennes du pouvoir au détriment du président de la République.
Comme supports, les adeptes ethnocentriques du « c’est notre tour d’être au pouvoir » ne réussissent qu’à créer un faussé entre lui et le chef de l’État, Lansana Conté. Ce dernier réagit comme toujours par personnes et par évènements interposés mais il prend son temps. (Suite – Les intrigues pour le contrôle du pouvoir)