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Le Parlement Panafricain pour consolider les
assises de la Démocratie en Afrique
Cinq ans
après la création de cet organe consultatif de l’Union Africaine (UA), le parlement africain ou parlement panafricain entre progressivement dans sa phase de mutation en véritable organe
législatif...
La guerre en Afghanistan finira t-elle en 2011?
Le 1er décembre. 2009 le président des États-Unis, Barak Obama, a
annoncé le déploiement d’un nombre additionnel de 30.000 soldats américains en Afghanistan...
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Le sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique,
l’effet de serre et les émissions toxiques s'est déroulé du 14 au 18 décembre 2009 au Centre Bella de Copenhague. Encore une fois et comme dans les Acp, l’Afrique était mal partie dans les
négociations, sur le changement climatique- avec le G-77 qui regroupe plus de 102 pays pauvres face aux pays industrialisés.
Le 8 décembre, le groupe des pays africains, notamment la société civile, a dû organiser, précipitamment, une réunion ad hoc au Centre Bella, sous la présidence du
Soudanais Lumumba Di Aping. Une fuite dans ce qu’on appelle « les accords Danois » avait alerté le délégué soudanais qui est, un des négociateurs africains, réputé dans les forums
internationaux.
C’est dans une atmosphère pleine d’émotions, sur le sort du Continent africain, que Mr Aping s’adresse à une centaine de délégués africains. Il dénonce le sabotage des négociations d’une part par des délégués africains corrompus comme ceux de l’Afrique du sud, qu'il pointe du doigt, et d’autre part par les pays industrialisés. Ces derniers se préparaient à proposer à l’Afrique un accord suicidaire sur le climat.
En effet, se référant aux chapitres et sections du dernier rapport sur le climat, Lumumba Di Aping explique que le deuxième degré C du réchauffement climatique maximum que les pays développés considèrent acceptable signifiait globalement 3,5 degré de réchauffement de plus pour les pays africains. La mort certaine pour les africains dans la fournaise. En contrepartie, les pays industrialisés offraient 10 milliard de dollars US pour que les pays africains acceptent de signer cet accord. Une forme de fascisme climatique imposé à l’Afrique pour accepter les hautes émissions de carbones, souligne t-il éloquemment. C’est ce contrat de la mort qu’on demande à l’Afrique de célébrer.
« Je suis absolument convaincu que, ce que les gouvernements de l’Ouest sont entrain de faire n’est pas acceptable par leur société » affirme l’orateur qui accuse les pays industrialisés de vouloir saboter les accords de Kyoto et empêcher plusieurs pays africains de sortir leur population de la pauvreté. « Ceci n’est rien d’autres qu’une « colonisation du ciel » a-t-il dit. Dix milliards n’est pas suffisant pour nous acheter, à tous, des cercueils ».
Obama, déplore Di Aping, viendra certainement à Copenhague pour « sanctifier cet accord ». Qu’est-ce que Obama va dire à ses filles ? Que la vie de leurs parents kenyans ne vaut pas chère ? Di-Aping a, également, accusé le groupe des industriels américains et les gouvernements des pays riches de ne pas vouloir payer le vrai prix pour le changement climatique et de ne pas vouloir mettre en face de leurs propres citoyens l’urgence de changer leur mode de vie industriel.
Ce 8 décembre 2009, Lumumba Di-Aping a donc appelé les africains à rejeter cet accord. « Je préfère mourir avec ma dignité que de signer un accord qui conduit mon peuple dans la fournaise » Les africains doivent demander clairement à leur leadeurs de ne pas le signer. Il a suggéré un slogan « Une Afrique, un degré, deux degrés c’est le suicide ».
Le discours de Lumumba a déclenché l’action des délégués de la société civile. Une manifestation de protestation a été immédiatement planifiée et quelques minutes après les représentants ont convergé vers le point central du centre Bella, scandant le slogan contre l’accord et attirant, en même temps, l’intérêt des médias.
Plus tard, Di Aping a fait une conférence de presse où il a expliqué la prise de position africaine. Pour certains commentateurs cette fuite de la proposition dénommée La proposition Danoise ou l’accord Danois ne va pas changer le cours des négociations de façon significative. « Il est de plus en plus clair que beaucoup de pays riches recherchent un accord qui sonne bien mais qui est le contraire de ce qui est scientifiquement à faire pour éviter les dommages du changement climatique », écrit Adam Welz sur « Green light ». En tout cas tout se passe désormais comme si les pays africains refuseraient toute compensation financière au profit de la survie des populations.
Il est dommage que l’Afrique soit toujours la brebis galeuse des négociations internationales simplement parce que son développement technologique est en retard.
Après des jours de négociations, les 192 pays représentés au sommet de l'ONU sur le changement climatique sont parvenus difficilement à un compromis qui suscite des réactions mitigées. La déclaration reconnait la nécessité de limiter la température globale au-dessous de 2 degrés par rapport au niveau préindustriel, mais elle n'affiche aucun objectif chiffré et n'a aucun caractère contraignant.
Malgré les satisfécits, on n’est pas très loin des 3,5 degré. Le Soudan a certainement raison de traiter la déclaration comme « la pire de l’Histoire.» Tandis que pour le Venezuela c’est simplement un « coup d’État contre les Nations-Unies ».En ce qui concerne la plupart des pays industrialisés comme la France et les États-Unis, il s’agit d’un « bon » compromis.
Une synthèse d’O. Tity Faye – Sources : blog Adam Welz & Bbc.afrique.com