Partager l'article ! Légitime interposition d’une autre force dans la crise guinéenne: Où est l’armée nationale qui doit défendre les populations guinéennes ...
Le Parlement Panafricain pour consolider les
assises de la Démocratie en Afrique
Cinq ans
après la création de cet organe consultatif de l’Union Africaine (UA), le parlement africain ou parlement panafricain entre progressivement dans sa phase de mutation en véritable organe
législatif...
La guerre en Afghanistan finira t-elle en 2011?
Le 1er décembre. 2009 le président des États-Unis, Barak Obama, a
annoncé le déploiement d’un nombre additionnel de 30.000 soldats américains en Afghanistan...
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Où est l’armée nationale qui doit défendre les populations guinéennes ?
Quelles sont les forces en présence en Guinée ?
Il est possible de prêter une oreille compréhensive aux positions diverses dans la crise qui risque de mener la Guinée vers le chaos. Il est normal de respecter leurs points de vue quand il s’agit de la préservation des biens publics contre des prédateurs connus. Tout cela au nom du dialogue qui est, n’inventons pas d’autres roues inutilement, un précepte de la Démocratie. Comment peut-on envisager une démocratie sous l’emprise des armes? La tentative a été faite et le résultat est là. Les effets pervers de l’aventure, une vendetta, somme toute, logique chez les militaires en matière de gestion du pouvoir. Les partitions se jouent à Conakry entre fractions militaires.
C’est que la politique du bouc émissaire est une stratégie machiavéliste opérationnelle seulement, et seulement si, les parties en présence usent les appareils de répression de l’État. S’ils existent. Lorsque l’État disparait, victime d’agressions militaires, comme ce fut le cas le 3 avril 1984 et le 23 décembre 2008, il n’y a pas de rédemption possible. La chute libre est imparable. Vingt quatre années l’ont démontré. Pourquoi souhaitez une autre démonstration ? Pour dire plus tard « on croyait que », « on ne savait pas que », « on s’attendait à ce que », « ah! Si on savait! ».
Alors que pratiquement, il y eut un précédent malheureux. Pourquoi refuser de tirer les leçons de l’histoire vécue ?
Pendant qu’on exprime des regrets, la poitrine gonflée de soupirs, comme l’on fait certains membres de l’ancien Comité militaire de redressement national (Cmrn), la souffrance des populations s’étalent en s’aggravant. Les exemples de précédents malheureux sont- toujours - dangereux pour l’avenir. Le 23 décembre 2008 est une pale copie du 3 avril 1984. Tout est en concordance malheureusement. Même le coup d’État monté de toute pièce pour s’en prendre à une ethnie dans l’armée.
En acceptant un nouveau régime militariste nous nous exposons, d’une façon ou d’une autre, à un retour de tout ce qui a été réprouvé depuis 1958 : le camp Boiro sous une autre forme, les exécutions de la prison de Kindia sans légalité sous la forme de règlement de4 compte entre militaires avec des dommages collatéraux pervers qui feront plus de victimes parmi les civils, les répressions de manifestations populaires sous l’enveloppe de l’État d’urgence, le blocage des consultations sous le label de danger de « déstabilisation impérialiste et néocolonialiste ». Bref, l’incompréhensible et absurde panoplie de mot d’ordre d’autodéfense qui s’incarnent comme raisons (irraisonnées) dans la dictature. Le ton du culte de la personnalité est donné : le Cndd suspend sa partition aux négociations parce que l’irremplaçable chef est victime d’agression de la part de son aide de camp qu’il voulait sacrifier pour survivre politiquement.
Sur le parcours, personne ne semble s’apercevoir qu’une consultation élargie sous surveillance interrégionale et internationale, du fait de la crise, apaiserait les velléités et réduirait à la marge les ambitions de confiscation de pouvoir. Le refus de la consultation des populations guinéennes sera la cause certaine de la perte du forum des forces vives quelque soit sa composition. Et d’ailleurs du point de vue des partis politiques sa composition ne rassure pas quand il y a une horde de premiers ministres tributaires des gouvernements de feu le Général Lansana Conté. .
Le pire, il y a comme une impression de technocratisme qui relègue les populations au degré inférieur alors que l’on utilise leur peine pour se promouvoir. Ce n’est pas un savant jeu politique. C’est une immonde bêtise qui se paie d’une façon ou d’une autre par la désaffiliation électorale des populations mais aussi par les effets de leur colère.
Il y a donc un choix à faire qui est au dessus de la souveraineté nationale. Ne pas livrer la Guinée à la merci de mercenaires professionnels organisés qui vont étendre leurs tentacules dans les pays de la Cedeao et dans toute l’Afrique. Que doit faire le Cndd ?
Au lieu d’être responsable d’une guerre civile et être battu en fin de compte – c’est l’inéluctable fin – ses leadeurs devraient faire le contraire de ceux de la Sierra Léone et du Libéria : refuser un désastre qui ne les épargnera pas. Y compris leurs familles.
Ce serait avec une grande fierté que l’on aurait crée des slogans pour acclamer une armée guinéenne déployée pour assurer la protection des institutions et des frontières nationales, les populations guinéennes, contre des agressions extérieures. Mais l’on en est à les défendre contre cette armée et ses agressions intérieures. Donc, une force d’interposition africaine et internationale doit jouer le même rôle qu’au Kosovo. Nous faisons partie de la planète TERRE.
Si l’on dit « non », alors où est «l’autre armée guinéenne» qui, en toute souveraineté, pourrait s’interposer actuellement entre les fidèles au chef de la junte, les supporteurs militaires de Toumba Diakité, ceux de du Général Sékouba, les loubards de Pivi, les mercenaires recrutés qui vont se manifester s’ils ne sont payés, et les populations. Il n’y a en a pas.
Pour retrouver un des leurs qui s’est cabré, et le punir, ce sont les populations qui subissent des exactions de la part des hommes du Cndd. Au nom de quoi? Enfin créer un nouvel impérialisme et un nouveau néocoloniasme, se range parmi les réincarnations qui symbolisent le refus de la norme politique commune, internationale.
L’armée guinéenne doit adopter une démarche raisonnable. Être au pouvoir, simplement parce qu’un matin, armée des fusils achetés grâce au sacrifice des populations guinéennes pour leur défense, l’on a établi une base d’ordonnances, en guise de lieu de gouvernance, dans un camp militaire n’est pas un pouvoir. Il s’agit d’une agression ou si on veut une conquête. Reculons-nous vers le 15ème siècle et la loi des hordes sauvages ?