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Cinq ans
après la création de cet organe consultatif de l’Union Africaine (UA), le parlement africain ou parlement panafricain entre progressivement dans sa phase de mutation en véritable organe
législatif...
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Le 1er décembre. 2009 le président des États-Unis, Barak Obama, a
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Alors que le
Cndd a un seul recours et une seule ambition à défendre à Ouagadougou – celui de se maintenir au pouvoir - les membres des Forces vives, composées des partis politiques, des syndicats et des
membres de la société civile, y sont arrivés sans plateforme commune. Au point que le médiateur de la Cedeao, le président Blaise Compaoré, a dû leur dire :
« Allez et ramenez-moi vos préoccupations ». Par écrit ! La composition quoi. Lire http://www.lobservateur.bf/spip.php?article12712
Ton plaisant ou railleur, l’injonction a une seule et unique signification : les guinéens sont allés à Ouagadougou sans accorder leurs violons. Ils comptent sur le président Blaise Compaoré pour le faire. C’est le moins qu’on puisse lire dans le compte rendu fait par « lefaso.net ». La responsable syndicale, Hadja Rabiatou Diallo, s’y confie : « Nous attendons du médiateur qu’il nous aide à sortir la Guinée de la crise. Concernant la candidature du président Dadis, je dois avouer que, pour moi, il n’a pas encore dit qu’il serait candidat ».
Au sortir de cette réunion de prise de contact, le 3 novembre 2009, selon « lefaso.net » Mr. Blaise Compaoré a déclaré : « Ce matin, il s’est agit pour le médiateur d’écouter les forces vives et de faire une évaluation de la situation en Guinée... j’ai fait le constat que la situation est préoccupante sur les plans politique, économique, social et des droits humains... il faut réellement s’engager rapidement pour une sortie de crise ».
Pour la démarche, le médiateur de la Cedeao explique : « Bien sûr, de mon côté, j’ai présenté une démarche de travail qui va commencer bientôt, demain. Je leur ai demandé de me fixer sur leurs idées, leurs pensées centrales sur la sortie de crise. Ainsi que leurs points de vue sur la nouvelle autorité qui a été préconisée par les chefs d’Etat de la Cedeao et de l’U.a, sans oublier le chronogramme du processus et les conditions d’éligibilité. Tout cela va me permettre, avec les avis que je vais prendre du côté du Cndd, de faire la synthèse afin de discuter avec tout le monde ».
Pour aider au bon fonctionnement de ces instruments, une communauté de vue et d’actions est indispensable. Comment et pourquoi les leadeurs guinéens sont-ils allés, à la table de négociations, sans un mémorandum commun en ce qui concerne la sortie de crise ?
Parmi eux, on dénombre quatre anciens premiers, des cadres syndicaux, des leadeurs politiques ayant 17 ans d’expérience sur le terrain politique en Guinée. Ce n’est donc pas un manque de qualifications et d’initiatives. C’est quelque chose de plus dangereux : chacun y est allé avec son propre mémorandum comportant chronogramme d’élections et concessions liées à des ambitions personnalisées dans l’intention de jouer le grand jeu politique et de s’en tirer avec des profits, au demeurant, chimériques. Ce n’est pas la meilleure façon d’adoucir le deuil que portent les populations guinéennes, depuis le 28 septembre 2009.
Encore une croisée des chemins ou les leaders doivent choisir la bonne direction. Le feront-ils ? Encore, une fois, on est en présence d’une situation que les représentants guinéens risquent de compliquer faute de pouvoir se concentrer – ensemble - sur l’essentiel du fait d’avoir différents « essentiels ». Par exemple, est-ce au médiateur de la Cedeao de décider de la question non résolue, à la satisfaction de tous, de l’ordonnancement des élections : présidentielle avant législatives ou vice-versa ? Les forces vives ont-ils, en commun, une proposition de «leadership ou d’équipe transitoire» pour gérer la transition à la place du Cndd? Il y aura certainement plusieurs propositions autour de ces questions et d’autres. C’est là que le bas blesse.
Malheureusement, «lefaso.net.» révèle, également, que 70 guinéens se sont déplacés pour assister à cette réunion sans se consulter auparavant. «Des clashs qui se sont déjà signalés au niveau des délégations à venir à Ouagadougou. Plus de 70 personnes ont fait le déplacement dans la capitale burkinabè, « certains sont venus sans y être invités », grince un leader politique », écrit il.
Il apparait que si les uns et les autres étaient d’accord pour le départ de Dadis, certains commencent à mettre la question en expectative. Cela semble être le cas du leader de l’Upg, Jean Marie Doré, qui a dit : « : « Il y a une confusion sur la question du départ du président Dadis, car jusqu’à la fin du dialogue, notre interlocuteur est le président du CNDD ... c’est donc un non-sens d’exiger son départ ; avec qui nous allons discuter ? » Realpolitik, comme le suggère «lefaso.net»? On pourrait le dire.
Cette realpolitik devra se faire avec des partenaires aux mains propres. Au sein de l’armée on en trouverait,
certainement, en fouillant les prisons guinéennes du Cndd. Faut-il encore que les probables accords de Ouagadougou, prennent en compte ce paramètre. Serait-il acceptable par le Cndd admis à
la table de négociations? Pas certain. On se retrouve dans une situation de labyrinthe. Où est la sortie ? Car il est difficile d’imaginer une gestion commune entre le Cndd – qui non plus
n’a pas un seul son de cloche - et les forces vives.
Les deux entités n’ont plus les mêmes projets ni les mêmes objectifs à atteindre pour le devenir de la Guinée. La gestion commune ne sera viable que si, les attributions institutionnelles des
Forces vives supplantent celles des militaires pour favoriser, dans le chronogramme de la transition, le désarmement et la réforme de modernisation de l’armée dans l’immédiat. Il faudra que
l’armée guinéenne l’accepte pour que le pays se construise un futur qui chante avec elle. Sinon il y aura toujours au dessus de la Guinée, l’Épée de Damoclès des militaires. Ces derniers,
pourtant, n’ont pas fait montre de compétences politiques et de gestion au dessus du commun des guinéens. Il doivent l’admettre pour l’avenir de leurs enfants guinéens à eux aussi.
Facile à voir, si on jette un regard critique sur leur gestion de dix mois. Les institutions nationales dont la constitution sont suspendues. À coté de la politique de la terreur, la gabegie et les dépenses ostentatoires de corruption politique ont connu une énorme inflation. Le capitaine du camp Alpha et ses hommes ne sont pas non plus formés pour diriger une transition ou un pays. À moins que l’on admette comme créneau d’accès au pouvoir le coup d’État avec sa politique de terreur. L’État sauvage à la carte !
Cependant, il convient de poser, maintenant, les questions de l'après Ouagadougou. Suffira t-il de remettre les institutions suspendues en fonction pour amorcer un règlement de la situation ? Pas sûr, si l’on n’engage pas immédiatement, et avant les élections, une reforme constitutionnelle qui précise le fonctionnement de l’État et de ses institutions. La constitution, doit, désormais, être le bréviaire de chacun en matière de gestion de la chose publique. Un parti politique arrivé au pouvoir sera toujours tenté de la faire à son image. Ce sera encore, et une fois de plus l’escalade de la confiscation du pouvoir et un coup d’État en perspective.
En attendant, tout le monde a le souffle retenu, en espérant que les représentants guinéens seront à la hauteur de la tâche. En espérant, surtout, que les discordes régnantes ne soient que l’expression de l’expression plurielle. Que cela soit écrit et accompli.
O. Tity Faye, journaliste indépendant.