<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

		<link rel="hub" href="http://overblog.superfeedr.com" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
		<link rel="self" href="http://www.chronafric.com/rss-articles.xml" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
	
    <title><![CDATA[Le blog de O. Tity Faye - Les chroniques (Rumeurs politiciennes)]]></title>
    <link>http://www.chronafric.com/categorie-11156313.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Rumeurs politiciennes&quot; du blog &quot;Le blog de O. Tity Faye - Les chroniques&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://fdata.over-blog.net/3/33/91/81/avatar-blog-1123446095-tmpphpdwxOft.jpeg</url>
        <title><![CDATA[Le blog de O. Tity Faye - Les chroniques (Rumeurs politiciennes)]]></title>
        <link>http://www.chronafric.com/categorie-11156313.html</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Sat, 19 Nov 2011 05:12:50 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 19 Nov 2011 05:12:50 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.chronafric.com</copyright>            <category>Rumeurs politiciennes</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Malédiction! Les Conseillers dansent …]]></title>
        <link>http://www.chronafric.com/article-maled-les-conseillers-vals-44613878.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <strong>Par&nbsp;<span style="font-weight: normal;">&nbsp;<strong>Oumou Tata Fofana.<br>
    &nbsp;</strong></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    «&nbsp;<em>Oumou Tata, tu exagères. Ne me dis pas que ce gars-là. Se promène encore en avion avec celui qu’on appelle le «&nbsp;Nouvel homme fort du pays&nbsp;». Je l’appelle&nbsp; moi, «&nbsp;le
    révolutionnaire à la vareuse vert de gris</em>&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Cinq mois que ma seconde moitié, Ansou vivait dans une tranquillité nirvanique avec une joie quasi-charnelle reconnaissable à sa façon de savourer les nouvelles politiques. Ils me les
    expliquaient avec un bonheur tout nouveau. D’autant plus que mes réponses évasives et mes questions lui donnaient l’impression&nbsp; d’être redevenu le maitre de maison. Ne l’interpréter pas dans
    le mauvais sens. Je ne suis pas une peste de femme qui en fait voir de toutes les couleurs à son mari. Je suis africaine et il a, bien sûr, ses domaines de décrets et d’ordonnances. Même s’ils
    sont de plus en plus insipides parce qu’ils s’embrouillent là-dedans.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Les décrets s’inscrivent dans une logique de gestion de la maison. Pourvu que la proposition soit raisonnable, pourquoi irai-je chercher des noises inutilement? Mais les ordonnances qui ont un
    relent de dictature tyrannique passent rarement. Les quelques unes qui passent sont remises en question plus tard. D’une façon ou d’une autre. Question de l’égalité ou de légitimité. L’une ou
    l’autre, pourvu qu’on sorte de la déraison. Alors, il s’empêtre mon cher époux à essayer d’éviter les remises en questions. Du casse-tête chinois pour un mari africain.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Bref, l’absence de Yarie me pesait et j’avais du mal à parler politique avec qui que ce soit; mon Ansou inclus. Chers lecteurs, je vous prie de ne jamais lui parler de cela. Mieux vaut qu’il
    continue à accuser Yarie d’être ma monitrice politique. Vous vous étonnez ? Sachez que mon Ansou a des vues politiques un peu&nbsp; … disons … à coté de la plaque. Il n’en a aucune conscience et
    se prend plutôt pour un érudit en la matière. Simplement parce qu’il s’est envoyé l’ordonnance – Oh combien contestable – d’être le lecteur de journaux, juste pour commenter les informations à sa
    femme qui – je suis humble – est ingénieur. Les hommes! Que ne feront-il pas pour la gloire de leur pathétique patriarcat. Soyons raisonnable. Avec mon niveau de formation ne pourrais-je pas lire
    mon journal toute seule? Sans cerbère?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Enfin le décor est planté puisque vous avez compris que Yarie est de retour de voyage. Le cœur contrit, Ansou ne pouvait contre mauvaise fortune qu’utiliser le même cœur pour se montrer bon. De
    toute façon Yarie est ineffaçable et il le sait.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Sans un regard pour Ansou dont le regard me disait de revenir à mon attitude des derniers mois, je répondis&nbsp;: <em>«Oui ma chère. Il parait qu’ils ont fait ensemble un bout d’école avant que
    l’autre s’envole pour la France où il aurait, dit-il lui-même, poursuivi ses études. Avant de revenir en Guinée.</em>&nbsp;» Candide, Yarie repartit. <em>«&nbsp;Bon! C’est une vie normale ça. On
    va à l’école ensemble et à partir des grandes classes, les séparations s’imposent.</em>&nbsp;» Une ombre de tristesse couvrit son visage. Avec une voix enrouée, elle poursuivit. «&nbsp;<em>Tu
    connais ma triste histoire d’amour avec Fodé. De l’Union soviétique, il s’est retrouvé en France. J’ai encore sa lettre m’informant de ne plus l’attendre après dix ans. Bon je fais grandir nos
    deux enfants et voilà.</em>&nbsp;» Il restait plus qu’à bruler l’encens …
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je connaissais ces moments de faiblesse de mon amie et le refrain. Il ne faut surtout pas s’apitoyer. On aurait pour une semaine d’hystérie et de discours sur les relations dialectiques entre
    l’amour, la haine et la trahison pour le triomphe inévitable de l’amour. Elle aimait toujours Fodé et l’aimera toujours. Un point c’est tout. Ça ne s’explique pas. Alors je continuais, en faisant
    semblant d’ignorer sa digression émotionnelle. «&nbsp;<em>Ma chère Yarie, c’est vrai ce que tu dis. Mais quand le collègue de promotion, qui se veut aujourd’hui, Conseiller du Général Sékouba
    Konaté, est revenu en Guinée, il a occupé des fonctions importantes de Chef de cabinet à ministre pendant des années. On a jamais vu son ancien collègue de promotion Sékouba Konaté à ses cotés.
    Un militaire aurait été visible dans son entourage, non?.</em>»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    À mon grand soulagement, Yarie réussit à sortir de ses amers souvenirs. «&nbsp;<em>Ça, dit-elle, c’est très bizarre. Peut-être qu’ils se fréquentaient d’une façon ou d’une autre.</em>&nbsp;<em>Tu
    sais il y avait des militaires qui assuraient la sécurité des ministres. C’était un privilège. Il a dû l’aider à obtenir une affectation pareille</em>.» C’était un bon point si cela s’avérait
    juste mais n’autorise en rien de sacrifier la transition démocratique d’un pays sur des souvenirs scolaires.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je relevais donc. Incisive.&nbsp;«&nbsp;<em>Soit. Admettons que cela fut. Dis-moi que je suis de mauvaise foi. Mais le Général Sékouba Konaté sait que ce gars n’a pas de crédit populaire. Partout
    sa gestion fut décriée et il fut l’un des ministres que les populations ont le plus rejeté. Qu’il sache aussi que son parcourt indique qu’il est un mercenaire gouvernemental sans foi ni fidélité
    à quelqu’un ou à une cause</em>». Yarie se mit à rire à gorge déployée.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ansou, lui, avait plutôt été dérangé part mon néologisme. Il se leva de la table de travail où il faisait semblant de finir un rapport. «&nbsp;<em>Où vas-tu prendre une expression pareille
    Oumou?</em>&nbsp;» Je n’eus pas le temps de réagir. Yarie le fit à ma place avec un sarcasme que je faillis applaudir.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    «&nbsp;<em>Dans le dictionnaire des néologismes à forger</em>. Dit-elle. <em>Tu ne le sais pas Ansou. Ce n’est pas ton domaine. Il existe un dictionnaire dans lequel les néologismes sont
    regroupés, le temps que l’Académie française décide de les autoriser dans le Larousse ou le Petit Robert</em>.&nbsp;»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    «&nbsp;<em>Qu’est-ce qu’elle insinue</em>&nbsp;» gronda Ansou en me prenant à témoin. Je haussais les épaules. Mon amie continua impassiblement. «&nbsp;<em>Ça veut dire que toute personne parlant
    français peut, en respectant les règles du maintien de la racine du mot, le transformer pour désigner une réalité, une chose, un objet hors du commun. Si le sens donné est accepté par une grande
    partie de personnes alors l’Académie pourrait l’adopter au fil du temps. C’est le cas des africanismes comme&nbsp; «&nbsp;cola&nbsp;», «&nbsp;Coco&nbsp;», «&nbsp;taxi-brousse&nbsp;» ou simplement
    «&nbsp;weekend&nbsp;» en anglais</em>&nbsp;ou en Français même «&nbsp;courriel» qui est une contraction de courrier électronique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Mon mari haussa la tête impressionné mais pas convaincu. «&nbsp;<em>Des abréviations.</em>&nbsp;» murmura t-il. Yarie l’assomma, tranquillement. «&nbsp;<em>Non. Les abréviations utilisent, en
    priorité, &nbsp;les premières lettres des mots. Une contraction se fait en choisissant les syllabes sonores et faciles à prononcer de deux ou plusieurs mots pour former un nouveau mot
    significatif.</em> <em>Maintenant, si tu as pu comprendre va t’assoir et finis ton rapport, cher époux de nos cœurs.&nbsp;</em>»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je dus m’engouffrer dans la cuisine pour ne pas éclater de rire devant le visage tourmenté de mon cher Ansou. Non seulement, il ne la croyait pas mais le plus dur est qu’il ne savait vraiment pas
    si c’était vrai ou pas. Plein de ressources, il trouva le moyen de se relever après le coup de massue de Yarie. Ce fut époustouflant.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    «&nbsp;<em>D’accord pour le moment –</em> déclara t-il. <em>Mais, non seulement vous allez devoir m’expliquer l’expression mais je tiens à ce que vous sachiez que le Monsieur dont il est question
    n’est pas le seul à blâmer. Aujourd’hui, autour du Général Konaté, il y a une kyrielle d’anciens camarades d’école qui font des réunions ici et là. Ils ont acquis une énorme influence parce
    qu’ils sont à «&nbsp;tu&nbsp;» et à «&nbsp;toi&nbsp;» avec le remplaçant du capitaine Dadis Camara. En fait de nouveau système, c’est l’ancien même qui risque d’être reconduit avec la prévalence
    des cercles du pouvoir et on aura une guerre de barons comme en 2007 et 2008.&nbsp;</em>»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Maintenant, chers lecteurs, vous pouvez sortir vos clichés sur la femme africaine instruite qui accuse son mari de tous les maux. On va le permettre pour cinq bonnes minutes. En effet, l’analyse
    de mon mari est splendide de logique. Je m’excuse de ce que j’ai dit de lui dans les premières lignes. Mais parfois, avec lui, il y a comme une impression … Enfin! Il a mis dans le mille!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il y a une spécialité que tous les guinéens maitrisent de nos jours&nbsp;: «&nbsp;Donner des conseils&nbsp;». Tout le monde possède un Doctorat-es-Conseil en Illusion de Gouvernance. C’est une
    spécialité qui consiste à faire semblant de faire pour s’enrichir sur le dos du peuple. Mais il y a des critères. Il faut avoir une connaissance qui ait obtenu un pouvoir de gestion ou de
    décision. Ceux qui ont occupé des positions administrative et ministérielle &nbsp;sont admis sans dossier.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Du coup, «&nbsp;les conseillers&nbsp;» deviennent des spécialistes dans de multiples domaines. Cela n’a rien à voir avec l’instruction scolaire et universitaire. «Les conseillers&nbsp;»
    connaissent de quoi il s’agit! «&nbsp;<em>Oublie ton diplôme, je te dis</em> – haranguent-ils affectueusement <em>–Il faut se méfier de ces gens-là. Quand j’étais Chef de cabinet, il a fallu
    faire ceci et cela pour les bloquer. Je te dis</em>.» Et quand on leur demande, si le travail a été accompli au prix de l’élimination de «&nbsp;ces gens-là&nbsp;», ils rétorquent, grognons&nbsp;:
    «&nbsp;<em>la question n’était pas là. Toi, il faut que tu te méfies. C’est très important. «&nbsp;Nous&nbsp;» devons conserver ce poste. C’est pourquoi je dois rester à tes cotés pour te le
    rappeler…. Mais n’oublie pas que je n’ai plus de carburant. Et le petit montant de 8 millions que tu m’as promis ferait bien survivre ma famille un moment. En attendant, ouvre bien les yeux et
    fais attention</em>. <em>Tu connais mal le pays</em>.&nbsp;» Pourquoi et comment a t-il perdu les positions occupées auparavant? «&nbsp;<em>C’est Dieu qui a voulu. Mais il t’a promu, toi. Dieu
    est Miséricordieux. Allahou akhbar!</em>&nbsp;» Répondent-ils pieusement. Et, ils font la Djihad à leur façon, oubliant Dieu et le peuple.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Mettre en œuvre un projet est leur moindre souci. «&nbsp;Les conseillers&nbsp;» savent que faire à la place d’un projet profitable à tous! Avant l’évaluation, ils font prendre des mesures.
    «&nbsp;<em>Cesse de t’inquiéter –</em> disent-ils à celui qu’ils influencent<em>- Prend ta voiture et suis-moi. Mais personne ne doit savoir où on va. Je connais un Karamoko qui est l’un des
    meilleurs. Quand j’étais ministre, il m’a évité la prison lorsqu’il y a eu des problèmes autour des projets inachevés de mon département. Il va fermer la bouche à tous ceux qui viendront pour
    l’audit. Surtout n’oublie pas l’enveloppe des 15 millions à lui amener pour que ton cas soit traité d’urgence. N’oublie pas aussi le mien mon cher. Ma femme me disait hier que le sac de riz ne
    ferait pas la semaine</em>.»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ces réflexions me traversèrent l’esprit durant les quelques minutes de silence imposé par l’analyse inattendue d’Ansou. Sachant qu’il avait marqué un bon but, mon époux poursuivit, avec
    délectation. «&nbsp;<em>Femmes, vous ignoriez que le système doit se pérenniser pour la survie d’un panel de 500 personnes au détriment des millions de guinéens?</em>» Des statistiques à présent.
    Me dis-je. Comme s’il avait saisi ma pensée, il pointa - l’index au dessus du majeur - ses deux doigts en canon de pistolet sur moi. «&nbsp;<em>Oui ma chère. Chaque fois que l’on essaie de
    renouveler le pays, il y a toujours un retour sur les anciennes méthodes. Pourquoi ? Simplement, parce que de nouvelles vues et de nouvelles méthodes exigent de nouveaux hommes avec de nouvelles
    mentalités. C’est un sacrifice à faire ou alors on retombe essoufflé sur ses genoux en se disant que le changement est impossible. Le changement est possible mais il n’est ni sentimental ni
    émotionnel.</em>&nbsp;» Que veux-tu dire, le questionna Yarie intrigué.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il fit une pause pour nous impressionner et d’ailleurs ne put s’empêcher de nous dédier un sourire supérieur. Chacune choisit de regarder un point du mur pour éviter son sourire. Mais il
    l’élargit et le maintint jusqu’à ce que notre curiosité nous oblige à le regarder et à subir son sourire. Alors, il consentit à donner une réponse. Le tyran! Il finit tout de même par dire.
    «&nbsp;<em>N’avez-vous pas remarqué, chères amies que chaque fois qu’il y a un changement en vue, il se trouve qu’au minimum un ou deux des membres de l’ancien système que l’on veut changer, se
    retrouve lavé de tout opprobre ? L’injection fatale. Ce sont ces affranchis qui deviennent de nouveaux conseillers auxquels&nbsp; on reconnait une expérience qui n’est pas celle du changement en
    perspective. Mais ils deviennent des&nbsp;«&nbsp; conseillers&nbsp;» qui n’ont d’autres choses à dire que&nbsp;: «&nbsp;Attention, s’il n’y a pas eu ceci avec nous, c’est que nous avons fait
    cela</em>&nbsp;». Le <em><span style="text-decoration: underline;">NOUS AVONS FAIT</span> implique le recours à l’ancien système condamné. Ces membres sont injectés à petites mais fortes doses.
    Il y a des cris d’alarme – comme le mien aujourd’hui grâce à vos débats toi Oumou et Yarie – que nul n’écoute. Progressivement, on retourne à ce qu’on a voulu changer</em>.&nbsp;»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Yarie, stupéfiée, l’aida à conclure&nbsp;: «&nbsp;<em>Ils disent alors&nbsp;: Vous voyez ils n’ont pas fait mieux que nous. Ça c’est la Guinée ça. Ou tu nous appelles ou rien ne marchera. Nous,
    on connait le pays.</em>&nbsp;»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Mais il y a une plus grande et visible certitude&nbsp;: rien n’a bougé et rien ne s’est fait avec eux. Au futur, rien ne se fera avec eux. Ils se complaisent dans la vaine routine de
    l’hypocrisie, s’en félicitent en sabotant l’évolution et le développement d’un pays qui leur a donné vie et subsistance. Pensais-je tristement, tandis qu’une question se fixait dans mon
    esprit&nbsp;: Vont-ils encore réussir à récupérer et à étouffer la douloureuse marche de la Guinée vers une véritable transition démocratique?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Les inquiétudes sont de mises. Les dirigeants potentiels sont entravés. Le Général Sékouba Konaté qui semble vouloir libérer le pays de son triste passé ne semble pas être conscient de la toile
    d’araignée qui se tisse autour de lui. Le Premier ministre, Jean Marie Doré, lui en est conscient et doit faire un choix au niveau des hommes&nbsp;: les péripéties d’un changement véritable ou
    les aléas d’une vaine routine. Question de détermination non de déterminisme patriotique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 09 Feb 2010 19:49:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a9cdd34fc9746ea7541882e755d0f6d6</guid>
                <category>Rumeurs politiciennes</category>        <comments>http://www.chronafric.com/article-maled-les-conseillers-vals-44613878-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La conception du pouvoir en Guinée et en Afrique– 4ème partie : L’habitude de la pratique]]></title>
        <link>http://www.chronafric.com/article-la-conception-du-pouvoir-en-guinee-et-en-afrique-4eme-partie-l-habitude-de-la-pratique-38538765.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <em>Par Oumou Tata Fofana</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="mso-ansi-language: FR-CA;" lang="FR-CA">«&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Tu vois bien que je peux être avec toi de tout mon</em> esprit&nbsp;», dit mon Kèba. J’avais
    voulu l’embrasser pour sa brillante interprétation de mon opinion sur la question du vote, un pan de la Démocratie que l’on considère comme l’expression de l’ensemble des principes de la
    démocratie en Afrique. Mais sa fanfaronnade m’a stoppé. Il pourrait se prendre pour n’importe quoi et le clamer par vaux et vallons. Par les temps qui courent, ce serait risqué.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="mso-ansi-language: FR-CA;" lang="FR-CA">L’armée de Dadis «&nbsp;patrouille» les esprits par la violence et les prises de position par la vindicte. Sous les dehors de l’insécurité,
    une terreur désordonnée s’impose de plus en plus. Yarie, dans sa prise de conscience du danger du pouvoir militaire, qu’elle appelle «&nbsp;ma cure de récupération&nbsp;» examine à la loupe
    certains aspects avec rigueur.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="mso-ansi-language: FR-CA;" lang="FR-CA">«&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Tu sais</em>, <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Oumou</em>, me révélait-elle,
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;">je me rends compte que l’insécurité dont on se plaint en Guinée est un montage politique de la pire espèce. Oui, oui.</em> Poursuit-elle, face à mon
    regard interrogateur. <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Ce ne sont pas de simples bandits. Il s’agit de militaires dont la tâche principale est de donner cette impression d’insécurité en
    attaquant les maisons, les concessions et les individus. C’est pourquoi, ils sont toujours bien armés et bien équipés. On ne les arrête jamais.&nbsp;</em>»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="mso-ansi-language: FR-CA;" lang="FR-CA">Elle marquait là un bon point. D’une part, des bandits survivraient, difficilement, sous un régime militaire qui prend ses responsabilités.
    D’autre part, la politique de la terreur génère, forcément et toujours, des éléments incontrôlables. Mon amie ne voyait qu’un pan de la vérité mais l’autre se révélait à moi. En fait, notre pays
    est victime des effets pervers de la politique de la terreur. Le procès des gangs par exemple!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="mso-ansi-language: FR-CA;" lang="FR-CA">Nous arrivions au marché de Madina, à pieds. Pour éviter d’être prise dans<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> les manœuvres
    difficiles, j’avais garé la voiture à plus de 500 mètres. Contre quelques billets de banque, de jeunes gens au chômage, en assuraient la garde en déléguant les plus jeunes au transport de nos
    paniers de ménagères. Je fis donc stopper Yarie, alors que nos jeunes porteurs suivaient derrière.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="mso-ansi-language: FR-CA;" lang="FR-CA">«&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Tu ne veux pas insinuer que le procès des gangs,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>
    par exemple, ait été une mascarade pour l’élimination de jeunes gens que le régime avait utilisé à ses fins, abandonné et ensuite condamné?</em>&nbsp;» Le regard de Yarie exprimait aussi bien la
    stupéfaction que la pitié. «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Du show Oumou. Je me réveille Oumou. C’était du show télévisé. Le même show que Dadis nous a servi, récemment, en
    piètres répétitions. Des gens ont applaudi. Comment de jeunes guinéens ont-ils appris le maniement de fusils de guerre sans participation militaires? L’on a vite étouffé cet aspect pour nourrir
    la population de dépositions amusantes d’attaques de boulangerie et de tirs de coups de feu en pleine journée.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="mso-ansi-language: FR-CA;" lang="FR-CA">Elle s’arrêta, secoua la tête, attendant ma réaction. Après un coup d’œil de coté sur mon visage attentif, Yarie continua. Prenant au sérieux
    mon éducation sur la question!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="mso-ansi-language: FR-CA;" lang="FR-CA">«Une réaction militaire, ou même policière, aurait pu y mettre un terme. Y en a-t-il eu, à temps? Où
    est le maitre d’œuvre qui a mené les opérations de ratissage de ces gangs? Mort dans des circonstances mystérieuses à une de nos frontières? Y a t-il eu une suite au<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> procès des gangs garantissant la sécurité? L’insécurité s’est empirée avec des innovations dans les attaques organisées. Maintenant, en plus de la drogue, nous
    avons les enlèvements avec demande de rançon et le viol</span></em><span style="mso-ansi-language: FR-CA;" lang="FR-CA">. <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Un cataclysme
    infernal</em>».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="mso-ansi-language: FR-CA;" lang="FR-CA">Bien que nous la vivions ensemble, cette insécurité, entendre la description faite, par une autre personne, montre une perspective plus
    effrayante. En voyant le tremblement de mes lèvres, mon amie voulut me rassurer.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="mso-ansi-language: FR-CA;" lang="FR-CA">«&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Il faut espérer que le médiateur de la Cedeao réussisse à convaincre notre armée de rentrer au
    camp pour ranger les fusils.</em>&nbsp;» La conclusion de Yarie me fit oublier la peur panique qui m’avait saisi tantôt.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="mso-ansi-language: FR-CA;" lang="FR-CA">Quand j’ai hurlé mon «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Quoi&nbsp;?»,</em> elle a sursauté et a fait trois pas en arrière.
    L’index menaçant, j’articulais entre mes dents, la rage au cœur. «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">J’ignore de quoi il s’agit Yarie. La médiation du président Blaise Compaoré?
    Soyons sérieux. Celui qui s’est installé au pouvoir par la force peut il dire à ceux qui l’imitent, qu’ils ont tort et qu’ils méritent punition?&nbsp;Combien de coups d’État ont-il été châtiés en
    Afrique pour faire la leçon, décourager les tentatives, faire en sorte que les populations africaines, elles-mêmes, ne les acceptent pas</em>?»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="mso-ansi-language: FR-CA;" lang="FR-CA">Le passage d’un groupe de militaires mit fin à notre conversation. Leurs regards lubriques à la fois féroces nous amenèrent à forcer l’allure
    pour nous fondre dans la foule bigarrée du marché. Maintenant qu’on sait qu’ils violent en plein stade, le viol au marché leur paraitrait l’ultime discrétion.&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 31 Oct 2009 23:40:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">31a8e3a22c0a141540395e0362c58544</guid>
                <category>Rumeurs politiciennes</category>        <comments>http://www.chronafric.com/article-la-conception-du-pouvoir-en-guinee-et-en-afrique-4eme-partie-l-habitude-de-la-pratique-38538765-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La conception du pouvoir en Guinée et en Afrique–3ème partie : La croyance]]></title>
        <link>http://www.chronafric.com/article--la-conception-du-pouvoir-en-guinee-et-en-afrique-3eme-partie-la-croyance-38172980.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Je n’eus pas le temps d’ouvrir la bouche pour demander à mon ami, comment elle avait eu la futilité d’appartenir aux mouvements en faveur de Dadis et du Conseil national pour la démocratie et le
    développement - Cndd? Elle n’avait pas besoin d’argent à l’image des jeunes chômeurs recrutés à cet effet. Avant sa réponse, mon grand homme d’époux s’était manifesté. «<em>Qui t’a appris une
    telle expression: «&nbsp;plaidoyer?» Est-ce que tu ne penses pas à «plaidoirie» en temps que discours en faveur d’une cause?&nbsp;</em>». Les yeux de Yarie flamboyèrent de colère contenue.
    «<em>Je suis enseignante, Ansou. C’est ta femme qui est ingénieur et se morfond avec les chiffres.</em>&nbsp;» Qu’est-ce que je viens voir là dedans? Me suis-je dis.
  </p>
  <p>
    Mon amie ne se calmait pas. «&nbsp;<em>Je vis de mots et travaille avec les mots pour enseigner.</em> Poursuit-elle avec véhémence<em>. Je dis bien «plaidoyer» en tant que discours de soutien aux
    populations et qui implique que l’on se rachète par rapport à une situation, une faute directe ou indirecte, une injustice. Bien que les deux expressions soient synonymes, la «plaidoirie» me
    semble pleurnicharde, moins engagée, et souvent au service du bon parleur, au tribunal.</em>»
  </p>
  <p>
    Ansou ne se démonta pas pour autant. «<em>Ouhoun ! Juste un petit test pour savoir que vous utilisez les mots qu’il faut. Parce que la discussion qui va commencer risque de mettre ma maison en
    danger. C’est certain</em>.&nbsp;» Répondit-il, en allant fermer les fenêtres et en s’assurant que nul n’écoute à la porte.
  </p>
  <p>
    Radoucie, Yarie revint vers moi. J’avais envie de leur dire– à tous les deux-combien ils me les brisent menus avec leurs permanentes disputes. Mais enfin, je dois calmer le jeu. De grands
    adolescents qui prennent du temps à atteindre leur maturité. Voilà comment définir mon mari et mon amie.
  </p>
  <p>
    «<em>Yarie, ma chère Yarie, comment as-tu fait pour aller te compromettre dans ce genre de comité de soutien à Dadis ? Tu n’as pas vu que ce sont des remakes du Mouvement de soutien à Lansana
    Conté-Mosalac-et de son bureau de stratégie le Comité de soutien à Lansana Conté-Cosalac? Ne les vois-tu pas apporter leur soutien à ces horreurs en se camouflant? Les uns derrière et les autres
    sous le faux buisson des mots? Encore une fois, ta naïveté me sidère. Et c’est peu dire à propos</em>&nbsp;».
  </p>
  <p>
    Nous observâmes un silence. «<em>Mon amie</em>, repris-je, <em>Telle est la conception du pouvoir dans nos pays d’Afrique. On croit au caractère divin de celui qui, par les armes ou des moyens
    illégaux et illégitimes, accède au pouvoir. Pire, cette croyance se renforce quand le conquérant réussit, à moindre frais. Telles que les prises de pouvoir sur les dépouilles mortelles alors
    qu’on se prépare à enterrer le précédent «conducteur»! Ou bien quand celui qui prend le pouvoir n’a vraiment pas l’étoffe et la carrure nécessaires pour diriger mais clame le «prise de pouvoir
    sans effusion de sang» avec des attitudes paternalistes. Alors là, la masse se dit que si ce n’est pas divin, alors c’est sorcier».</em>
  </p>
  <p>
    Je m’arrêtai en prévision d’une contre-attaque. Mon amie me regardait avec l’air d’une étudiante qui découvre les révélations sur des fossiles par le carbone 14. Je poursuivis, donc, rassurée.
    «<em>Dans tous les cas la croyance, en soi-même flirte avec le mythe, et agit comme une drogue qui annihile les réactions. Réfléchis. Un peuple entier, après une dictature d’un quart de siècle,
    accepte de subir vingt-quatre (24) autres années de régime militaire dans la misère. Comment ce même peuple peut-il applaudir, à l’aveuglette, un autre régime militaire pour vivre d’autres années
    de misère? Ce n’est pas de la stupidité. Huit millions d’êtres humains ne peuvent pas être, tous stupides, et s’aveugler à ce point.</em>
  </p>
  <p>
    Yarie m’interrompit, railleuse au brin mais attentive, pour proposer: «<em>une hypnose collective?»</em> Elle ne savait pas combien elle était proche de la vérité. «<em>Il n’y a qu’une seule
    explication -</em>repartie-je- <em>l’impact psychologique et psychosomatique de la croyance, Yarie</em>.&nbsp;<em>Celle qu’on ne questionne pas sachant qu’il n’ya pas de réponses à attendre que
    celle de croire</em>»
  </p>
  <p>
    Elle réagit par l’attaque. «<em>&nbsp;Voudrais-tu insinuer que l’on s’en tient à la conclusion avec la formule «c’est Dieu qui l’a voulu» ou que l’on croit à une force mystique derrière la prise
    de pouvoir dans nos pays africains?&nbsp;</em>». J’inclinai de la tête en guise de réponse. La simplicité de sa réplique m’a désarmé, un moment. «&nbsp;<em>Mais, cette fois, c’est parce qu’ils
    ont des armes et qu’ils ont fait de fausses promesses que les gens ont accepté, malgré eux. Des gens comme moi. Faute de mieux</em> ». &nbsp;
  </p>
  <p>
    «&nbsp;<em>Non!</em> atténuai-je, après quelques secondes de ressaisissement. <em>En avril 1984 aussi, ils avaient les mêmes armes et on fait des promesses similaires à celles faites le 23
    décembre 2008. Ce n’était pas nouveau mais on l’a trouvé nouveau.</em> <em>Le Cndd autant que le Cmrn est passé de la promesse de rendre le pouvoir aux civils &nbsp;à celui d’y rester pour un
    «Redressement» qui fut un effondrement</em>&nbsp;».
  </p>
  <p>
    Elle ouvrit sa bouche, en se le remémorant, mais aucun son n’en sortit. «&nbsp;<em>Au fond Yarie, c’est parce que nos populations ne sont pas éduquées pour comprendre qu’il y a des règles
    instituées pour accéder au pouvoir. Elles ne sont pas éduquées à comprendre qu’il leur revient de droit de choisir qui doit être à la tête du pays. Elles ne savent pas non plus ce qui doit être
    fait pour que quelqu’un mérite de diriger un village ou un pays entier. Pour elles, les gens naissent avec le destin d’être chef ou celui de faire partie de ceux qui doivent d’obéir.</em>&nbsp;»
  </p>
  <p>
    Yarie devint factuelle. «<em>De quoi parles-tu? Ces populations votent et choisissent ainsi qui, elles souhaitent avoir pour chef.&nbsp;Tu commences à m’exaspérer. Tu parles comme si tu soutenais
    les théories du «profil psychologique du noir» qui le limitent à certaines compréhensions alors qu’il n’a pas accès à d’autres. C’est terrible ça Oumou, la manière dont tu vois et exprimes les
    choses</em>.»
  </p>
  <p>
    L’intervention de ma seconde moitié me terrifia avant qu’il ne développe, lorsqu’il dit&nbsp;: «&nbsp;<em>Ce n’est pas si terrible qu’on le croit.</em>&nbsp;». Je m’attendais au pire. Ce fut le
    meilleur comme aux beaux vieux débuts de notre idylle quand il soutenait tout ce que je disais ou ne disais même pas. À présent, cette attitude est des plus rares. Revigorant. Je m’en suis
    réjouie. «&nbsp;<em>Nos populations</em> – dit-il-<em>votent, parce qu’on le leur demande comme un devoir mais pas comme un droit. Comme devoir, elles accomplissent le vote sans se poser de
    questions en l’assimilant à un accompagnement de la volonté divine ou du destin. J’appelle ça le «&nbsp;complexe de l’autorité&nbsp;». Souvent, on entend des commentaires tels que: «On nous fait
    voter mais seul Dieu décide de qui va être le chef». Ou bien parlant de leur propre candidat, ils disent «Si ce n’est pas son destin, il ne sera pas chef même si on vote. Tout ceci est
    inutilement fatigant.»</em>
  </p>
  <p>
    J’étais confuse d’entendre Ansou parler ainsi. Lui, ne s’arrêtait pas. <em>«C’est pourquoi, dès après le vote, la majorité de ceux qui ont voté contre le gagnant se rallie au nouveau pouvoir en
    place comme pour se faire pardonner d’être allée contre la volonté divine ou le destin. Pour cela, les gens n’attendent pas les mots d’ordre de leur parti politique. On revient au choix divin
    direct ou indirect du Destin qui s’accomplit. Si, les populations comprenaient qu’il s’agit d’un droit acquis,&nbsp; alors cela changerait leurs croyances avec l’apprentissage de nouveaux
    paramètres de choix pour l’exercice du vote</em>.&nbsp;<em>Ce qu’il fallait démontrer.</em>&nbsp;» Conclut-il avec emphase. Pas si bête mon grognon de mari. Je me demandais tout de même comment
    il a réussi à dire tout ceci de la belle manière. Il se dévoila. «<em>La logique selon Oumou Tata. Persiffla mon Kèba. Tu te souviens, l’année dernière, c’était ta théorie sur le «mal des partis
    politiques en Afrique». Maintenant, je te crois</em>».&nbsp;
  </p>
  <p>
    En effet, je soutenais et soutiens encore, que les partis politiques n’éduquent pas les populations aux principes démocratiques. D’où leur faiblesse due à l’absence de soutien populaire effectif.
    Et vice-versa. <strong><em>À suivre.</em></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><em>Oumou Tata Fofana</em></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Oct 2009 17:38:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a42c24d4826ce625c132b5fdbbd3663a</guid>
                <category>Rumeurs politiciennes</category>        <comments>http://www.chronafric.com/article--la-conception-du-pouvoir-en-guinee-et-en-afrique-3eme-partie-la-croyance-38172980-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La conception du pouvoir en Guinée et en Afrique–2ème partie : La psychose]]></title>
        <link>http://www.chronafric.com/article-la-conception-du-pouvoir-en-guinee-et-en-afrique-2eme-partie-la-psychose-38161457.html</link>        <description><![CDATA[<p style="line-height: 150%;">
    <span style="line-height: 19px; font-size: 13px;"><span style="font-size: 10pt;">Lorsque mon ami Tity m’a fait part de la création de son blog, je l’ai d’abord confondu à un site web et je me
    suis demandé comment il fera pour l’entretenir. Alors bien sûr, j’en ai parlé à mon mari, Ansou, histoire de meubler la conversation du soir. Mon Dieu, je ne pensais pas que cela aurait tourné au
    vinaigre. Ce fut le cas. D’abord il revint sur sa vieille rengaine.</span> <em><span style="font-size: 10pt;">«&nbsp;Oumou, tu ne m’écoutes jamais. Je t’ai averti, la politique, ce n’est pas
    vraiment un truc féminin mais tu t’entêtes. D’ailleurs, je suis convaincu que si tes sauces ont des goûts différents, c’est parce que tu passes plus de temps à parler de politique avec ton amie
    Yarie, à lire les journaux ou les sites internet qu’à surveiller ta cuisine</span></em><span style="font-size: 10pt;">.&nbsp;»</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%;" lang="FR-CA"><span style="font-size: 10pt;">Je fus, littéralement, éberluée. Mais je réussis à vaincre le début de &nbsp;ma colère et à renifler
    la moutarde qui me montait au nez. Yarie avait bien raison, parfois, quand elle me demandait «</span><em><span style="font-size: 10pt;">comment je faisais pour supporter les humeurs, hautement,
    variable de mon mari</span></em><span style="font-size: 10pt;">».</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%;" lang="FR-CA"><span style="font-size: 10pt;">Bien sûr, ma ligne de conduite est de n’écouter ni l’un ni l’autre. Les deux ne se supportent pas, un
    point, c’est tout. Mais tout de même, cette sortie de mon époux méritait punition. J’ai décidé de donner raison à Yarie, dans mon esprit. Ce n’est pas par peur de le lui dire mais la joie est
    plus pure, dans ces cas-là, lorsqu’on se la réserve. D’ailleurs, le partenaire est loin de la partager. Je souris donc à cette victoire «spiritique&nbsp;» de Yarie et me moucha bruyamment.
    Question d’évacuer la moutarde au nez. Soporifique. Je ne lui dirai pas, elle sera bien trop contente!</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%;" lang="FR-CA"><span style="font-size: 10pt;">Ansou me regarda et s’en prit à mon silence aussi en définissant, à sa façon, ce que c’est qu’un
    blog. «</span><em><span style="font-size: 10pt;">Tu es contente de quelque chose? Tu penses que je suis fou et ridicule n’est-ce pas? Tu crois que je ne sais pas ce qui va arriver encore? Eh bien
    sache qu’un blog, c’est une sorte de site sur Internet où des gens comme ton ami Tity, peuvent se nommer «grand conseiller» pour donner des leçons ici et là, à tort et à travers. C’est comme un
    journal personnel que l’on tient, à part qu’il faut échanger les idées avec d’autres en «communauté» ou échanger des informations et des réflexions. Dis-moi de quoi, un gars comme Tity va vouloir
    parler quand on lui offre l’occasion? De politique, évidemment! Et, c’est là que je te tiens. Je t’interdis de recommencer à dévoiler notre vie sur un support médiatique comme par le passé. Tu
    m’entends?</span></em><span style="font-size: 10pt;">».</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%;" lang="FR-CA"><span style="font-size: 10pt;">«</span><em><span style="font-size: 10pt;">Kèba</span></em><span style="font-size: 10pt;">. C’est le
    nouveau patronyme que je lui attribue. Je ne me rappelle plus à quelle occasion… Il est utilisé dans de stricts cas pour l’amadouer. Mon mari en est fier parce que ça veut dire en maninka, «Grand
    homme.» «&nbsp;</span><em><span style="font-size: 10pt;">Ma très chère Oumou, avec ce surnom, j’ai l’impression d’avoir le pouvoir et la dimension du célèbre roi qui défia l’empereur du Wassulu
    et lui tint tête, «&nbsp;Sikasso Tièba</span></em> <span style="font-size: 10pt;">».</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%;" lang="FR-CA"><span style="font-size: 10pt;">J’ai pris le temps de lui expliquer la distinction du point de vue de l’homonymie et de la synonymie,
    comme dirait Yarie, mon amie enseignante. Peine perdue. La poitrine bombée, il avait claironné, «&nbsp;</span><em><span style="font-size: 10pt;">Tièba ou Kèba, c’est du pareille au même. C’est un
    signe que tu m’appelles ainsi. Sait-on jamais? Je pourrais avoir un rôle à jouer dans l’histoire du pays</span></em><span style="font-size: 10pt;">.&nbsp;» Renversant! Il n’était même pas membre
    d’un parti politique ou d’un syndicat. Alors … ?</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%;" lang="FR-CA"><span style="font-size: 10pt;">«&nbsp;</span><em><span style="font-size: 10pt;">Kèba, lui dis je, avec douceur. Ne revenons pas sur
    cette discussion à propos des médias. Tu as eu tes moments de gloire quand les gens parlaient de la «logique selon Oumou Tata». Ou bien de ceci et cela selon Oumou Tata. Tu m’as même révélé à
    certains en leur soufflant, faraud, «Oumou Tata, c’est mon épouse». On me l’a rapporté. Qui faisait de la publicité en ce moment</span></em><span style="font-size: 10pt;">?».</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%;" lang="FR-CA"><span style="font-size: 10pt;">Il me regarda, secoua sa tête, y passa le plat de sa main gauche et alla se mettre dans un coin.
    Malgré mes dandinements devant lui, les bruits que je fis pour le provoquer, il se réfugia dans le mutisme. La revanche habituelle. Les hommes et leur petit orgueil de conservation du «pouvoir»,
    incapable d’accepter la moindre petite défaite ou de compromis. Même en intimité. Que faire d’autre? Il m’offrait l’occasion d’appeler Yarie. Pendant un moment nos appels se croisèrent sans
    résultat car elle appelait au même moment sur son téléphone cellulaire Arriba.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%;" lang="FR-CA"><span style="font-size: 10pt;">«&nbsp;</span><em><span style="font-size: 10pt;">Je viens de démissionner</span></em><span style=
    "font-size: 10pt;">&nbsp;», me dit-elle quand la liaison fut établie. Je soupirai en me disant «encore»! En fait ma grande amie n’arrête pas de changer de leadeur politique ni d’opinion à propos
    de tout et de rien. J’adoptai mon attitude habituelle en lui demandant comme si c’était la première fois. «</span><em><span style="font-size: 10pt;">De quoi Yarie?</span></em><span style=
    "font-size: 10pt;">».</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%;" lang="FR-CA"><span style="font-size: 10pt;">Il y eut un silence au bout de la ligne avant qu’une petite voix ne dise,
    «&nbsp;</span><em><span style="font-size: 10pt;">je ne peux pas parler au téléphone, à l’allure où vont les choses, ça pourrait être dangereux</span></em><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;».
    Le motif pour se faire inviter. Et l’autre qui boudait dans son coin. Avec l’arrivée de Yarie, il est certain que je serai sans mari jusqu’à demain matin. Mais bon …</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%;" lang="FR-CA"><span style="font-size: 10pt;">«</span><em><span style="font-size: 10pt;">Alors viens à la maison. Où es-tu?</span></em><span style=
    "font-size: 10pt;">» Rétorquai-je. «</span><em><span style="font-size: 10pt;">Devant ta porte</span></em><span style="font-size: 10pt;">». Répondit Yarie. Ça aussi, ce n’était pas nouveau. Chaque
    fois que Yarie avait vraiment peur, elle me téléphonait du devant de ma porte. Elle s’engouffra dès que celle-ci fut ouverte, alla se planter devant mon mari, comme d’habitude, pour dire
    «</span><em><span style="font-size: 10pt;">salut, je suis là</span></em><span style="font-size: 10pt;">». Et lui de répondre, comme à chaque fois, «&nbsp;</span><em><span style=
    "font-size: 10pt;">oui! Je sais. Tu es toujours là, Yarie</span></em><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;». Ils se mesuraient du regard, comme d’habitude, puis chacun vaquait à ses affaires en
    ignorant l’autre. Dans une même maison. Va savoir.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%;" lang="FR-CA"><span style="font-size: 10pt;">«&nbsp;</span><em><span style="font-size: 10pt;">Je quitte complètement le comité de soutien au Cndd
    et son leadeur, Dadis. Non seulement, les tueries et les viols au stade du 28 septembre m’empêchent de dormir, mais je m’attendais à des excuses publiques, un plaidoyer en faveur de la
    réconciliation entre l’armée et les populations, et plus encore le désarmement de l’armée, par elle-même, comme pour dire «Plus jamais ça». C’est vraiment le cas et le lieu de le
    dire</span></em><span style="font-size: 10pt;">&nbsp; ce</span> <em><span style="font-size: 10pt;">«Plus jamais ça».</span></em></span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%;" lang="FR-CA"><span style="font-size: 10pt;">Dire que 80% de la population guinéenne était dans ce même état de traumatisme, de frayeur, de
    crainte du lendemain, est effarant. Ceci n’est pas loin de retracer tout aussi bien les scénarios, libérien et sierra léonais des années 90 que ceux congolais, zimbabwéen, ivoirien et togolais
    des années 2000. Les modes d’acquisition du pouvoir en Afrique entre Coups d’État et rebellions. Je fermai rapidement la porte. Dès fois que mes pensées s’envoleraient … par les temps qui courent
    … comme dit Yarie … Nul n’est sauf.</span> <strong><em><span style="font-size: 10pt;">À suivre.</span></em></strong></span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    <em><span style="line-height: 150%;" lang="FR-CA"><span style="font-size: 10pt;">Oumou Tata Fofana</span></span></em>
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%;" lang="FR-CA"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <strong><em><span style="font-size: 10pt;" lang="FR-CA"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></em></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Oct 2009 14:25:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5fb90d933c687adc026bd08d102c0890</guid>
                <category>Rumeurs politiciennes</category>        <comments>http://www.chronafric.com/article-la-conception-du-pouvoir-en-guinee-et-en-afrique-2eme-partie-la-psychose-38161457-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Une conception du pouvoir en Guinée et en Afrique–1ère partie: La violence populaire]]></title>
        <link>http://www.chronafric.com/article-une-conception-du-pouvoir-en-guinee-et-en-afrique-1ere-partie-la-violence-populaire-38087038.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Je m’appelle Oumou Tata Fofana et je désire comprendre la politique comme les hommes et les quelques grandes dames du monde politique. Un jour, à la lecture des articles de O.Tity Faye sur le
    site web «&nbsp;guineenews&nbsp;», mon époux, Ansou Fofana, s’emportait en disant,&nbsp;«&nbsp;<em>ce n’est pas sérieux cette histoire de sorciers, ici et là. Ce gars-là devrait apprendre à
    écrire sérieusement à propos des choses sérieuses de notre pays. Heureusement, qu’il est allé s’asseoir au Canada pour jouer les donneurs de leçons. Sinon, je te dis que moi, je l’aurais retrouvé
    pour lui dire deux mots&nbsp;</em>».
  </p>
  <p>
    Comment lui faire comprendre la métaphore à propos des sorciers que représentent les partis politiques et tous ceux qui utilisent des artifices pour profiter du pays? Au moindre mot, il va
    galoper sur ses grands chevaux et me dire encore&nbsp;: «&nbsp;<em>une femme n’a pas le droit d’approfondir les choses politiques</em>&nbsp;». Au 21<sup>ème</sup> siècle! Le défiant,&nbsp;ma
    meilleure amie, Yarie, ne cesse de me répéter&nbsp;en sa présence: «<em>Que fais-tu avec un tel bonhomme?</em>» À part qu’il soit grognon et désagréablement tatillon sur la politique, il a
    d’autres qualités …&nbsp; Enfin, ce n’est pas l’objet de mon article. Je me demande comment des atermoiements du capitaine Dadis et du Cndd, à propos de sa candidature aux élections
    présidentielles, on est arrivé au massacre du 28 septembre 2009?
  </p>
  <p>
    Mon amie Yarie, après ses déboires à militer au sein de plus d’une dizaine de partis politiques, avait cru trouver en Dadis ce qu’elle attendait: la pratique et la théorie de la punition. «
    <em>Pour une fois, les corrupteurs et les corrompus ne vont pas s’en sortir indemnes. Il n’y aura pas de chasse aux sorciers comme tu le crains. D’ailleurs, il n’a pas fait d’arrestations au sein
    du gouvernement défunt. Les audits nous dirons qui a fait quoi?</em>». Avait fébrilement, déclaré Yarie, un matin. Je l’amenais, comme d’habitude, à l’Université ou elle enseigne le Français et
    la Littérature.
  </p>
  <p>
    À l’instinct, je l’avais contredit&nbsp;: «&nbsp;<em>Justement! Ces audits me semblent être une simple course à l’argent et une course à l’argent signifie une course au pouvoir et vice-versa.
    L’assainissement de l’administration m’aurait convaincue mieux de sa volonté de liquider le système de corruption. Une administration rénovée serait à même de mieux conduire des audits. Mais dans
    un tel fourbi, j’ai l’impression qu’on intimide certains pour leur prendre une partie de ce qu’ils ont détourné, en attendant d’autres sources de revenus. Les audits prendront fin
    alors…</em>&nbsp;».
  </p>
  <p>
    On était arrivée à sa destination. Yarie avait rigolé en me jetant à la figure, «&nbsp;<em>La voilà! La logique selon Oumou Tata. Toujours à contrecourant de tous. Va à tes chantiers, Ingénieur.
    Laisse-nous la politique</em> ». Elle était partie sans un regard derrière sachant bien je reviendrai la ramener chez elle.
  </p>
  <p>
    J’avais donc, poursuivi, seule, mes réflexions, élaborant mes craintes sur des faits. Quelqu’un, qui monopolise la télévision, humilie publiquement&nbsp;les gens y compris ses propres
    collaborateurs, ne peut être un bon chef quoiqu’on mette à son crédit. Me dis-je. Sur une telle voie, on fini par croire avoir raison sur tout et pire on fini par se croire messianique.
  </p>
  <p>
    Le 28 septembre 2009, son cortège funèbre et de viols, venait de prouver que j’avais raison. Heureusement que Yarie était du coté du Cndd avant les tueries. Sinon je ne veux même pas imaginer ce
    qui aurait pu lui arriver si elle militait encore à l’Ufr de Sidya Touré. Non seulement Dadis et le Cndd n’ont montré aucune considération pour les populations guinéennes, aucun respect pour les
    femmes guinéennes, mais ils foulent aux pieds toutes tentatives de remettre sur pied les institutions nationales.
  </p>
  <p>
    Je me rappelle avoir lu sur «Guineenews», il ya quelques mois, un communiqué de l’Ufr qui m’avait effaré en son temps, après avoir lu le communiqué des onze partis politiques sur la même
    question&nbsp;: livrer au Cndd, une plate-forme commune pour les élections nationales après le coup d’État du 23 décembre 2008. Au lieu d’un, nous avions deux. Le premier avait un calendrier qui
    allait des élections législatives aux présidentielles en 2009. Le second provenant&nbsp;de l’Ufr, en solo, &nbsp;proposait un calendrier inverse pour l’année 2009. Le CNDD, lui proposait un
    calendrier qui couvrait 2010.
  </p>
  <p>
    «&nbsp;<em>Nous y voici</em>, avait dit Ansou, mon cher époux,&nbsp;<em>la tête perdue dans la fumée de sa cigarette</em><em>. J’aime ça. Il faut d’abord que Dieu nous donne un président, le
    nouveau chef. Sans quoi rien ne peut se faire normalement. C’est le président qui doit décider de tout et les autres exécutent. Hein! Oumou</em><em>&nbsp;</em>?&nbsp;».
  </p>
  <p>
    Je me suis raclé la gorge pour utiliser ma plus douce voix en lui répondant&nbsp;: «&nbsp;<em>Comme le Général Lansana Conté ? Un qui va rester encore pendant plus de 20 ans sans rien changer à
    notre vie?</em>&nbsp;» Il a bondi sur ses pieds pour répliquer, «&nbsp;<em>je</em>&nbsp;<em>n’ai jamais dis ça. Tu déformes tout. Ah ! Les femmes, il faut toujours qu’elle te mette sous la dent
    ce que tu n’aimes pas. Je veux le changement avec un nouveau chef que Dieu va nous donner. Inch’Allaou</em>&nbsp;». Que dire de plus? Quand on atteint les extrémités religieuses, il vaut mieux
    éviter les commentaires.
  </p>
  <p>
    Tous les maris africains ont dans leurs mains les feux de l'enfer; juste pour bruler la femme désobéissante. Ce n'est pas chez tes parents que tu vas avoir raison ni sur la place publique. Alors,
    je me suis tassée dans mon coin en pensant tout de même que cette histoire de présidentielle avant les législatives cachait quelques chose de louche. Alors j’ai relu le communiqué de l’Ufr de
    Sidya. C’était là, clairement dit là-dedans, il fallait d’abord un président de la République élu qui va utiliser tout son poids pour donner la majorité à son parti politique à l’Assemblée
    nationale, comme en 1993 et 1994! La belle donne. L’erreur fatale que le capitaine Dadis attendait. Avec ses ambitions de briguer la présidentielle, il n’a pas de parti politique pour les
    législatives. Avec les présidentielles en avant-première, il aura à utiliser l’administration pour la fraude et l’armée pour l’intimidation. Patatras!
  </p>
  <p>
    Il est apparu de plus en plus, disons au fil du temps, que le chef de la junte militaire, Dadis Camara, allait user de la kalachnikov pour rester au pouvoir. Ansou et Yarie sont ulcérés par les
    tueries du 28 septembre 2009. &nbsp;Le premier, un mystique - antirépublicain et la seconde, une militante en mal de bonheur politique, avaient eu en commun, l’espoir que le capitaine, aux
    humeurs danseuses, soit un rédempteur désintéressé. Je leur avais dit&nbsp;à chacun, séparément : «<em>Askiya!&nbsp;Il ne le sera pas.</em>&nbsp;»&nbsp;Ansou m’avait boudé trois jours. Le
    prévisible. Yarie, mon amie, ne m’a pas parlé pendant trois jours, rejetant tous mes appels téléphoniques&nbsp;» L’imprévu.
  </p>
  <p>
    Ils n’oublieront jamais ce 28 septembre. Ansou était revenu avec une voiture cabossée par des coups de crosse de fusil, ses quatre pneus mis à plat par des tirs et le dos de sa chemise arraché
    par un militaire qui a tenté de le tirer dehors. «&nbsp;<em>On m’a tiré dessus avec des vrais fusils … des vrais fusils&nbsp;</em>» m’a-t-il dit alors que je le tirais à l’intérieur de la maison.
    Yarie était là, prostrée. &nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p>
    J’avais, pourtant, bien dit à mon amie « <em>Ma chère, nous sommes à la merci d’une conception particulière du pouvoir. Dadis et consorts ne peuvent pas faire ce qu’ils n’ont pas appris de leurs
    prédécesseurs militaires. Une prise de pouvoir par la force ne connait que l’exercice de la force</em>.&nbsp;»&nbsp;
  </p>
  <p>
    Ce n’était qu’une opinion, une argumentation politique... Elle devint réalité, à mon insu et à au préjudice des populations guinéennes, le 28 septembre 2009.&nbsp;Je n’ai jamais souhaité que des
    gens meurent, que des femmes soient violées publiquement, pour confirmer ma logique, <em>la logique selon Oumou Tata</em> comme le dit Yarie. Combien de fois, me suis-je maudite de cette
    prophétie funèbre? Cette fois, pour montrer leur pouvoir de destruction, les nouveaux sorciers ont organisé, publiquement, sur la plaine dénudée, <em>Filima</em>, l’orgie meurtrière. Un festin de
    destins interrompus. La conception du pouvoir en Afrique.
  </p>
  <p>
    <strong><br></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 24 Oct 2009 07:17:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">523f70204d9fb05abbc1a30801221595</guid>
                <category>Rumeurs politiciennes</category>        <comments>http://www.chronafric.com/article-une-conception-du-pouvoir-en-guinee-et-en-afrique-1ere-partie-la-violence-populaire-38087038-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
