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    <title><![CDATA[Le blog de O. Tity Faye - Les chroniques (Documents)]]></title>
    <link>http://www.chronafric.com/categorie-11161067.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Documents&quot; du blog &quot;Le blog de O. Tity Faye - Les chroniques&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Le blog de O. Tity Faye - Les chroniques (Documents)]]></title>
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    <pubDate>Sat, 19 Nov 2011 05:12:50 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 19 Nov 2011 05:12:50 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.chronafric.com</copyright>            <category>Documents</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[CHRONIQUE D’UNE DÉMOCRATIE ANNONCÉE : LES PROLONGATIONS– suite 9]]></title>
        <link>http://www.chronafric.com/article-56947334.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:14pt"><strong>Pour une transition apaisée</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt"><strong>19 janvier 10 -</strong>On observe, suppute, propose, analyse, attend et espère…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Jean Marie Doré sera-t-il l'homme de la situation&nbsp;? Il a un parcourt de «&nbsp;syndicaliste&nbsp;» au niveau du Bureau international du
    travail. Il cumule plus de vingt-cinq ans de carrière politique dans l'opposition en Guinée depuis les mouvements politiques et la légalisation des partis politiques (1988-1992) jusqu'à
    l'étouffement des partis politiques (1993-2008). Il a siégé à l'Assemblée nationale comme chef de parti politique (Upg).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">À priori l'expérience est impressionnante, même s'il la partage avec d'autres chefs historiques de l'opposition. Il reste à savoir si la mise en
    pratique de cette expérience comblerait, non pas tous les vœux, mais - au plus - les lacunes de la transition démocratique entreprise depuis le vote de la Loi fondamentale (1990) et la
    légalisation des partis politiques et de la presse privée (1992). </span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt"><strong>Mercredi, 20 janvier 10</strong> – À Ouagadougou, Au Burkina Faso où les fractions de l'armée guinéenne, sont réunies autour du médiateur
    de la Cedeao, le langage protocolaire et le langage «&nbsp;diplomatique&nbsp;» s'entrechoquent avant la concorde entre le capitaine Dadis Camara et le Général Sékouba Konaté. Les supporteurs du
    premier finissent par la voie de la cohésion.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Cependant l'analyse du discours et des images télévisées de la dernière rencontre entre le médiateur et les autorités guinéennes semble dire
    autre chose. Le capitaine Dadis – avec une élocution difficile – a exprimé sa reconnaissance au président Blaise Compaoré dont l'intervention aurait permis d'éviter l'affrontement entre factions
    militaires guinéennes. Ce qui accrédite toutes les thèses à propos des fractures au sein de l'armée guinéenne. Ceci confirme aussi la discorde sur les motifs du coup d'État du 23 décembre 2008
    ainsi que la tentative de confiscation du pouvoir et de la transition démocratique en Guinée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">L'ancien chef de la junte a, aussi, a usé de la pique et de la fourche pour épingler au poteau les «&nbsp;<em>faux amis qui l'auraient trompé en
    ethnicisant ses démarches et ses actions sur le terrain</em>&nbsp;», admet-il. Le plaidoyer n'épargne pas ceux de son groupe qui ont tenté de semer la zizanie entre lui et le Général Konaté. Au
    passage, il l'associe à toutes les décisions prises par le passé. Piège&nbsp;? En est-il de même en ce qui concerne celle qui opposa le capitaine Dadis Camara à son aide de camp à propos des
    évènements du 3 décembre 2009 ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Le Général Konaté, comme le capitaine Dadis, adopte la reconnaissance vis-à-vis de la médiation faite par la Cedeao. Mais c'est dans un langage
    vif et coloré, de type purement militaire, qu'il décrit ce qui se serait passé sans cette nouvelle entente entre fractions militaires. «&nbsp;<em>On se serait bouffé le nez … mourront ceux qui
    allaient mourir.&nbsp;»</em> Avait-il déclaré.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Une façon de dire qu'une confrontation militaire a été évitée de justesse. Aurait-elle pu entrainer une guerre civile avec l'implication des
    populations&nbsp;? Assurément. Les Forces vives de la nation n'auraient eu d'autres choix que de s'aligner avec leurs troupes derrière le «&nbsp;réhabilitateur&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Heureusement, le Général Konaté – vainqueur des négociations de Ouagadougou – devient le chantre de la normalisation, de la légalité
    constitutionnelle. «<em>Le</em>&nbsp;<em>peuple a trop souffert…&nbsp;»</em> Plaide t-il. Dans ses discours le même refrain revient, condamnant aussi bien les anciens régimes que les dernières
    exactions militaires qui ont accru les peines et les difficultés des populations guinéennes sur le plan économique, politique, social, de la sécurité individuelle et collective. Il concrétise la
    reprise de la transition guinéenne avec la nomination d'un Premier ministre désigné par Forces vives de la nation. Cependant les crimes commis restent impunis.<br>
    <strong>16- Vendredi 21 janvier 10</strong> – Jean Marie Doré est, officiellement, nommé par décret du Général Sékouba Konaté, désormais président de la transition. Le leadeur de l'Upg (Union
    pour le progrès de la Guinée) devient le Premier ministre de la transition relancée pour une période de six mois. Il se sent, désormais, Premier ministre. Pourtant répondant aux questions d'un
    journaliste de Rfi, qui lui rappelait l'inconstitutionnalité du poste, il déclarait&nbsp;: le «&nbsp;<em>Cndd non plus n'est pas légal.</em>&nbsp;» </span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Ce qui ramenait à la question de la libération des institutions nationales de leur suspension intervenue lors du coup d'État du 23 décembre
    2008.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">L'on aurait pu aussi sortir de l'illégalité en soumettant toutes les actions à entreprendre à un pouvoir bicéphale. Ce qui nécessite la mise en
    place du Conseil national de la transition qui cosignerait ordonnances et décrets. Parce que, dans le contexte en présence, le Conseil national de la transition est – incontestablement – la seule
    institution vêtue de la tunique de légitimité que lui confèrent ses composantes au sein des Forces vives de la nation&nbsp;: partis politiques, syndicats, société civile et l'insertion de l'armée
    représentée par le Cndd.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt"><strong>08 Février 2010</strong> La Secrétaire Générale de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (Cntg),&nbsp;Hadja Rabiatou
    Serah Diallo, est nommée Présidente du Conseil national transitoire (Cnt) par décret du Général Sékouba Konaté. Deux personnalités religieuses assument les vice-présidences. Monseigneur Albert
    Gomez du Conseil chrétien de Guinée, est nommé premier vice-président. El hadj Mamadou Saliou Sylla est le deuxième Vice. Il a été sous le régime du Général Lansana Conté, Secrétaire Général de
    la ligue islamique nationale, Ambassadeur de la Guinée au Maroc et administrateur général de la fondation Hadja Kadiatou Seth Camara, la seconde épouse du Général Lansana Conté. Le CNT est
    définie comme un organe consultatif, qui doit être composé de 101 Guinéens issus des partis politiques, de la société civile, des syndicats, du Cndd, des organisations socioprofessionnelles.
    L'histoire du Cnt commence avec la transition en cours, parallèlement à celle de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt"><strong>NB</strong>&nbsp;: <strong>Témoins et participants actifs,</strong> a<strong>pportez vos témoignages vérifiées et écrivons l'histoire
    complète de la Transition démocratique guinéenne pour les générations à venir.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Sources&nbsp;: <em>www.chronafric.com. Rfi, site Rfi. Rtg, Sites web guinéens&nbsp;: Kibarou, Abidine Bayo, Guinea-forum, l'Observateur, Tamtam
    Guinée&nbsp;; http://www.politique-africaine.com&nbsp;; http://www.courrierinternational.com ; Human Right Watch, Rapport de la Commission d'enquête des Nations-Unies&nbsp;; L'observateur
    Palga</em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 12 Sep 2010 18:52:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">18c64d9c9d38bd96c32d47fbfe324d72</guid>
                <category>Documents</category>        <comments>http://www.chronafric.com/article-56947334-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[CHRONIQUE D’UNE DÉMOCRATIE ANNONCÉE : LES PROLONGATIONS-Suite 8]]></title>
        <link>http://www.chronafric.com/article-56415791.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/33/91/81/API/2010-09/090310_0043_CHRONIQUEDU1.jpg" align="left" width="219" height="171"><img src=
    "http://idata.over-blog.com/3/33/91/81/API/2010-09/090310_0043_CHRONIQUEDU2.jpg" align="right" width="160" height="176"><span style="color: black; font-family: Verdana;"><strong>Une Révolution en
    vareuse vert de gris</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="color: black;"><strong>Mardi, 05 Janvier 10 -</strong></span> Le Général Sékouba Konaté, revenu d'un voyage, organise une réunion
    des membres du Cndd avec les États major interarmes. Objectif&nbsp;: se confirmer comme président intérimaire du Cndd. Des rumeurs et des prises de positions partisanes avaient bourgeonné au sein
    de la junte militaire depuis l'incident du 03 décembre 2009 au cours duquel le capitaine Dadis Camara – alors chef de la junte et président autoproclamé – était tombé, gravement blessé, sous les
    balles de son Aide de camp, le lieutenant Aboubacar Toumba Diakité<span style="color: black;"><strong>.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="color: black;"><strong>Mercredi 06 janvier 10 –</strong> Le Général Sékouba Konaté impose son autorité et devient
    P</span>résident par intérim du Cndd. Il annonce, dans son discours radiodiffusé, la relance de la transition démocratique. Un discours qui va à l'encontre de ce qui a été vécu
    jusque-là<em>.</em> «&nbsp;<em>Nous décidons du choix d'un Premier ministre issu de l'opposition, désigné par elle-même, et qui engagera avec l'ensemble des couches sociales et politiques du pays
    des discussions et consultations, pour la mise en place d'un gouvernement d'union nationale</em> <em>de transition</em>». Déclare t-il. Dans sa lancée, il engage les responsabilités de chaque
    acteur&nbsp;: «<em>Le temps et les modalités pour y arriver, la composition de cette nouvelle équipe basée sur l'unité dans la diversité incombent désormais à toutes les parties concernées, que
    j'invite à tout faire pour ne pas imposer au pays une attente longue et interminable</em>». Il fait aussi cette mise en garde&nbsp;: «<em>la communauté internationale nous presse de hâter le pas
    et attend de notre part des progrès significatifs</em> ».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">La promesse est faite d'assurer la sécurité des leadeurs politiques à moitié exilé, à leur retour en Guinée. Après la vague de terreur et
    d'atteintes physiques dont ils avaient été victimes. L'homme s'émeut, dénonce, et condamne, les dizaines de morts et de blessés ainsi que les viols commis sur les femmes. Le nouveau leadeur du
    Cndd lance, également, un appel à la diaspora guinéenne, dont certains sont des réfugiés du régime précédent, pour reconnaitre la légitimité de leurs sentiments de frustration et d'insécurité.
    Enfin par sa voix, le Cndd et son gouvernement s'engagent à assurer la sécurité de tous.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Mais pour l'instant, il n'est pas question de sanctions ni de tribunal militaire pour trouver et juger les criminels au sein de l'armée
    guinéenne. S'en remet-il à la communauté internationale à travers le Tribunal pénal international&nbsp;? Ou bien, priorise t-il&nbsp;: la transition et l'ordre constitutionnel,
    d'abord&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="color: black;"><strong>7 Janvier 2009</strong> – La communauté internationale réagit. Elle soutient le nouveau projet du Général
    Sékouba Konaté qui semble aller dans le sens de la normalisation de la vie nationale<strong>.</strong> À</span> Washington, selon l'Agence France presse (Afp), Les autorités américaines
    manifestent leur satisfaction vis-à-vis des propositions faites par le nouveau chef de la junte au pouvoir en Guinée. Le porte-parole du département d'État, Philip Crowley, assure que son
    gouvernement apportera les soutiens nécessaires si «&nbsp;<em>les progrès allaient dans les sens de la mise en place d'un gouvernement civil&nbsp;».<br></em><span style="color: black;">Le Royaume
    du Maroc par un communiqué du ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération, déclare&nbsp;: <em>«&nbsp;le Maroc</em></span><em>&nbsp;se félicite de la décision(…) de nomination immédiate
    d'un Premier ministre, issu des forces politiques, pour conduire un gouvernement transitoire d'union nationale</em>&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Le ballet diplomatique international qui a joué ses partitions à Rabat, a permis au Général Konaté, d'avoir des échanges fructueux avec les
    autorités politiques françaises, américaines, et marocaines, dépêchées par leurs gouvernements respectifs. Il est important de mentionner le secrétaire d'État-adjoint pour les Affaires africaines
    des États-Unis, Johnnie Carson et Bernard Kouchner, le chef de la diplomatie française qui interpellent, alors, les forces vives guinéennes à exploiter l'opportunité offerte.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">En Guinée, le tout nouveau tribun de l'armée, le Général S. Konaté, déclare qu'il attend&nbsp;: "<em>une réaction très saine de la société
    guinéenne qui se manifeste par un soutien des forces vives, des syndicats, une manifestation populaire pour sortir de cette crise</em>".</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Au sein des Forces vives de la nation, les réactions ne tardent pas. Hadja Rabiatou Serah Diallo, leadeur de la Cntg (Confédération nationale
    des travailleurs de Guinée), exprime un sentiment d'espoir mêlé d'appréhension en rapport avec les pemières promesses non tenues du capitaine Moussa Dadis Camara. Le porte parole de l'opposition,
    Jean Marie Doré, président de l'Union pour le progrès de Guinée (Upg) apprécie l'évènement en ces termes&nbsp;: «&nbsp;<em>C'est un excellent discours fait par un officier de valeur. Je suis sûr
    qu'il va gérer la transition avec beaucoup de talent et de compétence. Il va assurer tranquillement la transition en restructurant l'armée et la caserner dans les camps militaires</em>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><em>Il va organiser des élections transparentes et remettre le pouvoir à un civil élu. La communauté internationale doit le soutenir et
    l'encourager à atteindre ce but&nbsp;</em>».<br>
    <span style="color: black;"><strong>8 Janvier 2009 –</strong></span> L'on se demande – comme d'habitude – qui va être le Premier ministre de transition&nbsp;? Serait-il un des leadeurs des partis
    politiques ou des centrales syndicales ou de la société civile. Les conjectures vont bon train. Entretemps les tentatives de déstabilisation n'épargnent pas le révolutionnaire à la vareuse vert
    de gris, le Général Sékouba Konaté. <span style="color: black;">Soudain des rumeurs font état de son évacuation, pour raison de santé. Les médias les ébruitent mais ne confirment pas. Le scénario
    avait-il pour but de favoriser le retour des militaires militaristes à l'avant scène&nbsp;? Évidemment&nbsp;! Ils réclamaient déjà, en sourdine, le retour du capitaine Dadis Camara. Il fut même
    question de trancher entre deux candidats à l'intérim de l'intérimaire&nbsp;: le Commandant</span> Claude Pivi et le Général Mamadouba Toto Camara, l'un des vices Présidents du Cndd. Coup d'épée
    dans l'eau&nbsp;! Le Général Sékouba revient sur scène avant que la cavalcade commence.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="color: black;"><strong>Mardi 12 à mercredi 13 janvier 10</strong> – Coup de théâtre&nbsp;: Après un mois de soins intensifs, mais
    bien a</span>vant sa remise complète et une convalescence suivie, l'ancien chef de la junte le capitaine Dadis Camara est dans l'obligation de quitter le Maroc. Il y avait été évacué suite aux
    balles reçues au camp Koundara, le 3 décembre 2009. La destination divulguée&nbsp;: le Burkina Faso, sur requête des autorités marocaines, dit-on. Celles-ci n'avaient ni apprécié ni oublié le
    lèse-majesté diplomatique avec lequel le capitaine de la junte guinéenne s'était retrouvé dans un hôpital militaire marocain. Il rendait la monnaie en n'avertissant pas les autorités guinéennes
    de leur démarche<strong>.</strong> Le Maroc a rempli son mandat humanitaire, souligne son ministre de la Communication, Khalid Naciri&nbsp;: «&nbsp;<em>Il a accompli son devoir (et) n'a pas de
    comptes à rendre à ce niveau</em>&nbsp;». Affirme le ministre marocain à la presse.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">L'Afp rapporte que le ministre burkinabè des Affaires étrangères de son coté, Alain Bédouma Yoda, a déclaré que le Burkina a dû recevoir le
    capitaine Dadis, à son corps défendant.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Un encombrant colis dont le Maroc s'est débarrassé&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">La menace du Tribunal pénal international pèse sur le capitaine Camara et certains autres officiers militaires et ministres de con
    gouvernement depuis les évènements meurtriers de septembre 2009, à Conakry.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Celui qui - galvanisé par ses «&nbsp;talkshows télévisés&nbsp;» - avait mis sur la sellette le destin d'un peuple continuera, sa convalescence
    à Ouagadougou. Diminué. Il avait fait la sourde oreille aux requêtes nationales et celles de la communauté internationale, pour un retour à une vie constitutionnelle normale dans son pays. Ou
    alors le voulait-il à sa manière, selon ses critères en propre et des paramètres personnalisés. Par principe ou par amitié, le Général Konaté fait le déplacement à Ouagadougou pour une visite.
    Elle va se transformer en un débat tumultueux, entre fractions militaires guinéennes, au cours de laquelle le destin de la Guinée se détermine.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana;"><span style="color: black;"><strong>Rumeurs et humeurs - <span style="font-size: 10pt;">Mercredi 13 janvier 2009 –</span></strong> En <span style=
    "font-size: 10pt;">effet,</span></span> <span style="font-size: 10pt;">À Conakry les fidèles du capitaine Dadis bougent au sein de l'armée. Les rumeurs sur l'envoi d'une délégation du Cndd à
    Ouagadougou pour ramener le capitaine blessé au bercail, circulent. L<span style="color: black;">e nom de M. Jean Marie Doré est cité par les Forces vives pour être le Premier ministre de la
    nouvelle transition «&nbsp;apaisée&nbsp;». Choisi Primus pares. Mais le leadeur de l'Upg, comme à l'accoutumé, fait encore des siennes en posant des conditionnalités&nbsp;! Les deux rumeurs vont
    devenir réalité.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>Jeudi 14 janvier 2010</strong> – Alors que le Général Sékouba Konaté était reçu par le chef de l'État burkinabé, Blaise
    Compaoré, M. Jean Marie Doré posait une condition inacceptable à sa désignation comme Premier ministre de la transition&nbsp;: la suppression de la clause qui interdit à ceux qui conduisent la
    transition, en particulier le Premier ministre et son gouvernement, le Cndd et l'armée, d'être candidat aux élections qui en résulteront&nbsp;! C'était la raison principale de la brouille entre
    les Forces vives de la nation et le capitaine Dadis Camara. Cette question et le coup d'État du 23 décembre sont à la base de la crise guinéenne.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">À Ouagadougou, les entretiens entre le Général Sékouba Konaté et le médiateur mandaté par la Cedeao s'amorçait. À Conakry, en
    Guinée. Une rencontre extraordinaire du collectif des membres du Cndd élargie aux différents chefs d'État-major des armées se tenait au camp Alpha Yaya Diallo, Quartier général de la junte. Elle
    est placée sous la coprésidence du commandant Claude Pivi et du lieutenant-colonel Moussa Tiégboro Camara. Des férus du militarisme et du pouvoir selon Dadis. Il en découle une déclaration qui
    plante le décor d'une nouvelle crise militaire.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Le communiqué publié reflète la décision des membres du Cndd, présents à cette réunion. L'information capitale est de ramener le
    capitaine Dadis Camara. Rejet de l'intérimaire&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Le collectif déclare, être fidèle à l'esprit du discours du général Sékouba Konaté, le 06 janvier 2010. Les participants à cette
    réunion soulignent que ce discours a été rédigé en commun accord avec le capitaine Dadis, à Rabat, et vise l'organisation rapide des élections libres et transparentes. La raison du soutien&nbsp;?
    Mais alors pourquoi un remue-ménage alors que le président du Cndd pouvait décider de revenir à Conakry, si sa santé le lui permettait&nbsp;? Ou bien s'agissait-il de déstabiliser l'intérimaire
    qui était déjà dans la capitale Burkinabé&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Les réactions ne se font pas attendre et lèvent le voile sur les prises de positions au sein de l'armée. Quatre jours après
    l'arrivée du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, et celle du Général Sékouba Konaté à Ouaga, le mouvement de mobilisation «&nbsp;<em>Dadis ou la mort</em>&nbsp;» -assagi depuis
    les évènements du 3 décembre - refait surface à Conakry. Mais cette fois, il a en face non plus seulement des civils mais aussi des militaires fidèles au Général Sékouba Konaté et à ses
    aspirations. Qu'est-ce qui a été le détonateur&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">La fraction militaire qui veut la prise en otage du pouvoir par l'armée, souhaite le retour du capitaine Dadis et la fin de
    l'intérim du Général Sékouba Konaté. Pourquoi&nbsp;? Du moment que le capitaine Dadis n'a plus les aptitudes nécessaires, momentanément ou pour toujours, de négocier la transition
    guinéenne&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Le feu encercle la poudrière&nbsp;! Tout porte à croire que les militaires fidèles au Général Sékouba Konaté s'opposent à la
    confiscation du pouvoir. Partant, on en arrive aussi à se poser des questions sur les véritables motivations de la prise du pouvoir, le 23 décembre 2008. Un groupe de militaires qui a voulu, à sa
    manière, faire entendre et respecter la grande muette en Guinée&nbsp;? Les fils émérites qui, en un moment décisif, surgissent pour la préservation de l'honneur de la patrie&nbsp;? Il leur faudra
    témoigner, expliquer, se contredire, afin que l'histoire en retienne quelque chose.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Des actions répréhensibles ont meurtri le peuple de Guinée. Sinon quoiqu'il arrive en fin de compte, l'intermède n'aurait été
    qu'une rupture brutale d'un processus qui – au demeurant – aurait pu se corriger sur le parcours. Un autre débat.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">En attendant, les protagonistes rivalisent tout au long du scénario. Le commandant Jean Claude Pivi prend l'initiative de l'envoi d'une
    délégation du collectif militaire à Ouaga. Elle est composée du Colonel Sow, Secrétaire permanent adjoint du Cndd, du colonel Alpha Diallo, chef d'État major adjoint de la marine, du colonel
    Abdoulaye Chérif Diaby, ministre de la Santé ainsi que le commandant Issa Camara, ministre de la défense par intérim.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">À l'aéroport de Conakry-Gbessia et dans les casernes militaires, deux factions militaires s'observent. Chacune attend les ordres d'une de
    leurs autorités&nbsp;: le camp Dadis et la frange révolutionnaire du Général Sékouba Konaté.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="color: black;"><strong>Vendredi, 15 janvier –</strong> Les manifestations de soutien des populations au Général Konaté se
    développent. Leurs rangs grossissent en variables géographiques dans la capitale guinéenne.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Le même jour, l'on annonce la visite, à Ouaga, du président de la Commission de la Cedeao, M. Ibn Chambas et du ministre des Affaires
    étrangères du Nigeria assumant la Présidence de l'Organisation sous-régionale. À Conakry le mouvement contre le retour du capitaine Moussa Dadis atteint une proportion à la mesure du mouvement
    contre sa candidature aux élections présidentielles en Guinée. Apparemment, il est rejeté comme leadeur du mouvement qui va à l'encontre d'une transition apaisée. À l'extérieur du pays, l'opinion
    internationale considère son retour comme un facteur déstabilisateur qui pourrait déclencher la guerre civile en Guinée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>Les jours suivants</strong> – Les jours suivants, diverses sources, notamment les médias, publient des informations issues des
    discussions entre la délégation du collectif du Cndd en mission de rapatriement de «&nbsp;l'indésiré&nbsp;» capitaine et le Général Sékouba Konaté. Les versions sont différentes et difficiles à
    vérifier. Mais elles donnent un aperçu sur la teneur et le contenu des échanges.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Dans le déroulement, il y a le refus tranché du Général Konaté, président par intérim du Cndd, de recevoir le collectif du Cndd. Ce dernier
    n'avait certainement été suivi dans sa démarche par le capitaine Dadis Camara ! Lorsqu'il consent au dialogue, ce fut pour accuser le collectif de vouloir déclencher une guerre civile en Guinée.
    Il s'en désolidarise en proposant sa démission. En d'autres termes, il aurait démontré à ses collègues les dangers que comportait le virage pris par le capitaine Dadis après le coup d'État. Entre
    autres, l'impopularité de l'armée du fait des exactions commises sur les populations, la nécessité de sortir le pays de l'isolement en collaborant avec la communauté internationale</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Il remporte la partie d'autant plus que l'incapacité physique du Capitaine Dadis ne lui permettait plus de continuer à gérer le pays. Sans
    leadeur, le collectif militaire accepte l'ultime et fatidique conclusion : le départ des militaires du pouvoir politique. Le redémarrage de la transition démocratique en Guinée sous des auspices
    d'apaisement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>18 Janvier 10 -</strong> À Conakry, on rivalise au sein des forces vives pour choisir un Premier ministre. Les candidats sont Jean
    Marie Doré, secrétaire général d'un des premiers partis politiques en Guinée, l'Upg, et Rabiatou Serah Diallo, Secrétaire générale de la première centrale syndicale, la Cntg, en Guinée. À égalité
    de points, en matière de leadeurship, le leadeur politique finit par l'emporter au diplôme. Un moyen comme un autre de choisir. Jean marie Doré est officiellement désigné le 18 janvier
    2010.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Y aura-t-il deux vices premiers ministres comme les accords à Ouaga semblaient le laisser entendre ? L'interrogation reste sans réponse
    officielle à propos de la structure tricéphale de la primature.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">En attendant, le nouveau Premier ministre désigné par les forces vives se prononce sur deux choses&nbsp;: il attend un décret de nomination du
    Général S. Konaté pour entrer en fonction et récuse la clause de nomination de deux vice Premiers ministres selon les accords de Ouaga. Sa nomination ne dépendait-il pas des mêmes accords
    ?</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 03 Sep 2010 02:44:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1b7bff0c128acdf203a17c6593f86864</guid>
                <category>Documents</category>        <comments>http://www.chronafric.com/article-56415791-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[CHRONIQUE D’UNE DÉMOCRATIE ANNONCÉE : LES PROLONGATIONS-Suite 7]]></title>
        <link>http://www.chronafric.com/article-56032042.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 12pt;"><strong>Septembre noir&nbsp;: la descente infernale et le déclin.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><em>Sauvé des eaux, il n'a pas su accomplir son destin en conduisant son peuple vers la rédemption.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Le capitaine Dadis Camara – aveuglé par un soutien populaire inexistant en réalité - fait la sourde oreille aux résolutions,
    conseils, et requêtes du Groupe international de contact sur la Guinée (29 avril 2009 et 4/5 mai 2009). Il tente, en même temps, de paralyser les partis politiques Mais ces derniers, peut-être
    galvanisés par de nouveaux leadeurs, préparent leur réaction.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Lorsque le capitaine Dadis Camara, soutenu par le leadeur de l'Udr, Ousmane Bah, va à la conquête du Foutah Djalon (Moyenne
    Guinée),&nbsp;les partis politiques&nbsp;décident d'organiser une marche de protestation contre sa candidature aux élections nationales. Sur leur calendrier, la date symbolique du
    «&nbsp;NON&nbsp;» le 28 septembre. Date à laquelle en 1958, Sékou Touré à la tête d'une coalition de partis politiques,&nbsp;déclenche le processus de&nbsp;l'indépendance du pays. Le
    «&nbsp;Non&nbsp;» qui a mis fin à la colonisation française en Guinée et ouvert la voie à&nbsp;la libération&nbsp;de plusieurs autres pays africains.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Le gouvernement du Cndd contre-attaque en déclarant ce jour férié et en interdisant la marche de protestation. Les
    sollicitations des partis politiques reçoivent une silencieuse fin de non-recevoir. N'empêche. Au lieu d'une marche de protestation, les leadeurs et leurs militants choisissent le stade du 28
    septembre pour un meeting. Nuance.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Pour le Cndd l'occasion est offerte d'imposer définitivement sa politique de terreur. L'ordre est donné de stopper la
    manifestation. Le commandant Tiégboro tente de le faire au négoce et échoue. L'ordre est, alors, donné de la réprimer de la manière la plus sanglante sous l'autorité de l'aide camp du capitaine
    Dadis Camara, le lieutenant Toumba Diakité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">En pleine après-midi, la terreur s'abat sur les manifestants. Tueries et viols de femmes s'accomplissent –&nbsp;douloureusement
    - dans un stade, expressément fermé à cet effet par l'armée. Des femmes&nbsp;sont sequestrées pour assouvir&nbsp;à répétition et à la semaine les appétits sexuels de la horde de terreur. Elles
    sont, plus tard, abandonnées nues à des coins de rues, selon leurs témoignages recueillis par la commission d'enquête des Nations-Unies. Le choc ébranle, et les populations guinéennes et la
    communauté internationale. Les photos et films vidéo des incidents macabres et indécents circulent. L'onde de choc des atrocités suscitent le cri de cœur de la secrétaire d'État américaine,
    Hillary Clinton, qui déclare&nbsp;: «&nbsp;Ces gens n'ont pas le droit d'être au pouvoir en Guinée&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Les condamnations et sanctions individuelles&nbsp;autant collectives tombent sur la junte et son gouvernement venant de la
    Cedeao, de l'Union africaine, de l'Union européenne, des États-Unis. Il est interdit de leur vendre armes et moyens de répression. Les avoirs sont gelés et les voyages interdits à certains
    membres du gouvernement et du Cndd. Ainsi, la junte n'est plus en position de refuser une commission d'enquête internationale sous l'égide des nations-Unies. Human Rights Watch mène parallèlement
    ses investigations.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="color: black;"><strong>La désillusion-Novembre 2009 -</strong> La Cedeao mandate, Le président du Burkina Faso pour jouer au
    médiateur entre la junte militaire et les Forces vives. L'émissaire ne fait pas l'unanimité.</span> L'homme a accédé au pouvoir par un coup d'État militaire aussi, avec le regretté Thomas Sankara
    (4 aout 1983- 15 octobre 1987), dont il se débarasse&nbsp;à la faveur d'un autre coup d'État sanglant.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">En définitive, le président du Burkina Faso a fait ce qu'il sait faire le mieux&nbsp;: faire accepter le partage du pouvoir par les parties en
    présence sur la base des rapports de force, et surtout de la capacité de force de frappe immédiate. Les Forces vives guinéennes rejettent ces propositions sous forme de renégociations. Les
    leadeurs guinéens attestent que leurs revendications n'ont pas été prises en compte. On traine là-dessus. Plusieurs leadeurs de partis politiques se trouvent en situation de semi-exilés à
    l'extérieur.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>Le flagrant délit du 03 décembre 2009 –</strong> À Conakry les évènements se bousculent. Déjà indexé par plusieurs
    témoins oculaires, comme responsable des tueries du 28 septembre 2009, le capitaine Moussa Dadis Camara demande à son Aide de camp, le Lieutenant Toumba Diakité de répondre aux convocations de la
    Commission internationale d'enquête. Ce dernier se voit dans la position du bouc émissaire que le chef veut sacrifier sur l'autel de sa propre survie. Il se retranche au camp de prisonniers de
    Koundara, un isthme attenant à l'emplacement de la Radiotélévision guinéenne (Rtg), dans le quartier Boulbinet, à la pointe de la capitale guinéenne, Conakry. L'Aide de camp libère les
    prisonniers militaires incarcérés par le Cndd pour se constituer une escouade de défense et d'attaque. C'est là que le destin du Capitaine Dadis, acculé, se joua et se détermina.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">En effet lorsqu'il s'y rendit, le 03 décembre 2009, pour une raison ou une autre, son Aide de camp n'hésite pas à lui
    tirer&nbsp;une balle dans la tête. «&nbsp;<em>Voici le moment de ma revanche …</em>&nbsp;» aurait-il dit, rapportye t-on,&nbsp;en lui tirant dessus. Qui vit par l'épée… La gâchette est frivole.
    Le chef de la junte est transporté d'urgence au Maroc sans autre formes de procès.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Les jours qui suivent la recherche de Toumba fait la «&nbsp;Une&nbsp;» dans les journaux&nbsp;et dans&nbsp;les priorités du
    Cndd. Une prime est offerte pour sa capture. Bizarrement, sur la presqu'ile de Conakry, nul ne réussit à lui mettre la main dessus. Les militaires aguerris, capables de terroriser une population
    entière désarmée, d'étrangler un État et de défier la communauté internationale,&nbsp;deviennent soudain&nbsp;incapables de le mettre aux arrêts. On se questionne sur les capacités
    organisationnelles de cette armée. C'est à ce moment qu'il apparait que contrairement à ce qu'on a voulu faire croire, le Cndd n'avait pas un souffle commun.&nbsp;Le flagrant delit
    de&nbsp;mésentente s'extériorise.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">L'Aide de camp, il va sans dire, bénéficie de complicité et d'intelligence. Il va jusqu'à accorder une interview à la radio
    internationale, Rfi, pour révéler que le capitaine Dadis, alors chef de la junte, lui avait donné l'ordre d'agir le 28 septembre 2009. Des leadeurs politiques guinéens, victimes des outrances
    militaires au Stade du 28 septembre, lui offrent des circonstances atténuantes. Ils témoignent qu'il leur a sauvé la vie en les extirpant des lieux contre ses propres troupes. Un véritable
    exploit, il le faut le reconnaitre! Le personnage de Toumba est intéressant et captivant mais aussi troublant. Pas seulement parce qu'il court toujours mais parce que c'est un pion. Mais un pion
    qui réagit quand on le joue à perte. Quel va être son sort?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Les évènements l'éclipsent un moment.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">En effet, au cours de la période qui va suivre, le ministre des Affaires étrangère&nbsp;du Cndd&nbsp;anime toutes les
    scènes.&nbsp;Il se se confond entre déclarations approximatives et déclarations rassurantes sur la santé du capitaine Moussa Dadis Camara. Il&nbsp;s'avère, toutefois, que le chef de la junte est,
    désormais&nbsp;dans l'incapacité de s'occuper des affaires publiques du pays.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Entre en scène, le Général Sékouba Konaté, surnommé sur les champs de bataille de la guerre civile au Libéria, Le Tigre (El
    Tigre).</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 27 Aug 2010 05:51:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">aad9fb2d7f68310bee5f71522dfcfb61</guid>
                <category>Documents</category>        <comments>http://www.chronafric.com/article-56032042-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La politique, un secteur d’investissement porteur en Guinée]]></title>
        <link>http://www.chronafric.com/article-54901055.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana;"><strong><span style="color: black; font-size: 10pt;">CHRONIQUE D'UNE DÉMOCRATIE ANNONCÉE : LES PROLONGATIONS -</span> <span style="font-size: 9pt;">suite
    6</span><span style="color: black;">.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img align="left" src="http://idata.over-blog.com/3/33/91/81/API/2010-08/080410_0024_Lapolitique1.jpg"><span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Le président Ahmed Sékou
    Touré est réputé avoir assujetti les intellectuels guinéens pour être le seul penseur et éditeur de son temps en Guinée. Il y avait une raison à cela. Il voulait formater une idéologie politique
    pour embrigader une nation entière dans un seul parti politique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Contrairement à son prédécesseur, le Général Lansana Conté à failli monopoliser sous la couleur du libéralisme l'investissement
    privé. Il ne faut pas exagérer tout de même. Il a été président de la Chambre d'agriculture de Guinée et était le seul producteur et commerçant de riz au pays. Les membres de sa famille se sont
    adjugé plusieurs secteurs d'affaire touchant aux ressources naturelles du pays. Son frère Harouna Conté a fait main basse, au détriment de l'État, sur le secteur halieutique en éliminant toute
    concurrence privée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Les commerçants privés dépendaient des prêts bancaires couverts par l'État guinéen. C'est en corrompant les fonctionnaires de
    l'administration nationale qu'ils bénéficiaient de délai de paiement prolongé. Une sorte de dimes commerciale. L'Économie nationale étant ainsi dans l'antichambre du pouvoir, il ne reste aux
    hauts cadres enrichis, illicitement, que la sphère politique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">En dehors des affaires administratives, ils ne savent simplement pas comment investir, créer de l'emploi, concurrencer l'État,
    en apportant leurs pierres à l'édifice économique national. D'où les 118 partis politiques qui occupent, en 2010, la scène et les coulisses de l'arène politique en Guinée. C'est depuis 1992, une
    tradition qui commence avec 36 partis politiques. Au fil des gouvernements et des remaniements administratifs qui mettent à l'écart des fonctionnaires et hauts fonctionnaires dont des ministres
    et Premiers ministres, le taux de croissance en partis politiques va crescendo. On investi dans le secteur politique mais aussi ethnopolitique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>Mars-Aout 2009- L'escalade politique.</strong> En mars 2010, on note plus près de 118 partis politiques en Guinée. À
    l'annonce du départ de la junte suite aux élections nationales, les partis politiques foisonnent pour atteindre le nombre de 70-75 partis politiques en 2009.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="color: black;">On note une ruée des anciens hauts fonctionnaires issus des gouvernements et de l'administration du Général
    Lansana Conté sur la scène politique&nbsp;: Les anciens premiers ministres, Celloun Dalein Diallo, à l'Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg), Lansana Kouyaté, avec l</span><em>e Parti
    de l'Espoir et du Développement National (Pedn)<span style="color: black;">,</span></em> et <span style="color: black;">François Lounsény Fall, du</span> Front Uni pour la démocratie et le
    changement (Fudec) <span style="color: black;">y retrouvent Sidya Touré, dirigeant l'Union des forces républicaines (Ufr) depuis 1999, etc. Des anciens ministres s'y croisent également dont
    Kassory Fofana, du P</span><em>arti</em> et de l'alliance Guinée Pour Tous (Gpt)<span style="color: black;">, Aboubacar Sylla,</span> <em>de l'Union des Forces du Changement (Ufc).</em>
    <span style="color: black;">Plusieurs hauts cadres militent ouvertement, se retrouvent dans les bureaux exécutifs et l'État major des partis politiques. Une nouvelle ferveur démocratique se
    développe en Guinée. Elle a un nom, «&nbsp;l'affairisme politique&nbsp;». Chacun veut jouer de son poids pour avoir une part dans la gestion. Nul ne veut risquer la part de détournement de fonds
    public dans des investissements qu'ils ont contribué à rendre aléatoire en Guinée. Soit.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Pendant que les partis politiques se multipliaient, le capitaine Dadis Camara obstruait de plus en plus les voies de passage
    vers les élections nationales prévues. Parallèlement les emprisonnements touchent les fils du Général Lansana Conté, des chefs de la sécurité nationale dans l'armée et la police nationales. Ils
    accusés d'avoir trempé dans le trafic de stupéfiant ou d'avoir tenté un coup de force contre la junte.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Mais, peu à peu, l'affaire du narcotrafique s'enfonce dans l'ombre. Les audits restent inachevés. La révision constitutionnelle
    et la mise en place des institutions de la transition dont le Conseil national de transition (Cnt) et la Commission nationale électorale indépendante (Ceni), sont renvoyées sine die. Dans la
    sous-région, on dénonce le soutien du président sénégalais, Abdoulaye Wade, légalement élu. Effet de l'âge&nbsp;? Nul ne comprend ses motivations. On parle d'affairisme.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Le capitaine Dadis Camara s'engage dans un autre combat. Celui de se faire élire comme président de la République de Guinée. Ses
    agissements et ceux de son entourage immédiats font planer le doute sur sa promesse de quitter le pouvoir. D'autant plus que son ami et protégé, le premier à être nommé par ordonnance, Le
    ministre de la décentralisation, Aboubacar Barry, crée un parti politique, …. Le doute fait place à la certitude. Des Comités de soutien sont lancés sur le terrain. Tout se confirme. Malgré sa
    promesse et celle du Cndd, le capitaine Dadis a l'intention de se présenter aux élections à venir.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Les syndicats, la société civile et les partis politiques se regroupent au sein des Forces vives de la nation pour opposer un
    front de refus. Les négociations semblent mettre fin aux contradictions avec l'accord de Bruxelles sous les auspices du Groupe international de contact sur la Guinée, courant mars 2009. Il
    débouche sur une feuille de route sous forme de chronogramme&nbsp;: l'organisation des élections législatives le 11 octobre 2009 et celles des présidentielles les 13 et 27 décembre 2009 prévoyant
    deux tours. L'on se promet une transition consensuelle et apaisée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>L'impopulaire popularité</strong> – Nonobstant, les Hommes du capitaine Dadis Camara se mettent en campagne avant la
    lettre. Les manifestations des comités de soutien, crées de toute pièce, sont financés. Il faut faire croire à l'opinion internationale que les populations guinéennes souhaitent et demandent la
    candidature du chef de la junte. Celui-ci organise, de son coté, des visites à l'intérieur du pays et des meetings au cours desquels nait un slogan prémonitoire pour les accords, ses promesses et
    sa propre personne&nbsp;: «&nbsp;Dadis ou la mort&nbsp;». La paternité, dit-on, revient au Commandant Moussa Kéita, secrétaire permanent du Cndd.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Les fonds acquis au cours des audits sont distribués à travers le pays, surtout en Guinée Forestière où les mouvements revêtent
    un caractère d'autodéfense régionaliste et ethnique. Cela transparait sur les sites Internet où la plupart des supporteurs sont, majoritairement, du sud de la Guinée. C'est que l'on a fait croire
    aux ressortissants de cette région que le rejet du régime militaire correspondait à un rejet de l'ethnie et de la région du chef de la junte. Un moyen comme un autre de s'assurer des fidélités.
    L'ethnostratégie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">En même temps, le capitaine Dadis s'en prend de plus en plus, agressivement, aux ambassadeurs accrédités en Guinée. Chaque fois
    que l'un d'entre eux, tente de le convaincre de mettre en pratique les accords de Bruxelles. Outre l'ambassadeur d'Allemagne, le cas qui fit le plus de bruit est celui du diplomate français qui
    fut, à la longue, remplacé.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Le chef de la junte ne se gênera pas de dire au ministre des Affaires étrangères de la France, Bernard Kouchner, qu'il n'a pas
    de leçon à recevoir de la France. «&nbsp;<em>La Guinée n'est pas une sous-préfecture de la France&nbsp;</em>» avait-il clamé sur le ton du poème militant. L'idéologie révolutionnaire de la lutte
    contre le néocolonialisme et l'impérialisme, autrefois apanage du parti unique, le Pdg, voué aux gémonies, réapparait. Des épitaphes dithyrambiques comme «&nbsp;L'Homme du 23 décembre&nbsp;» sont
    utilisés pour le qualifier par analogie avec «&nbsp;L'Homme du 28 septembre&nbsp;». Une autre prémonition fatidique. Elle prévoit une sortie malheureuse. On n'usurpe pas le mérite.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">À l'intérieur du pays, l'arrogance du chef de la junte militaire n'épargne pas les leadeurs des partis politiques, interdits de
    manifestations publiques. Ils deviennent ses principales cibles. Les anciens Premiers ministres, chefs de partis politiques sont menacés d'audits. Il n'est plus question de jouer les rédempteurs.
    L'absence de résultats dans les actions de caractère populaire entreprise, fait perdre au Cndd et à son président le crédit populaire des premiers mois. Ils ne prennent pas conscience du déclin
    amorcé.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 04 Aug 2010 02:24:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0c249f0925475475773d048745ae58cb</guid>
                <category>Documents</category>        <comments>http://www.chronafric.com/article-54901055-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[CHRONIQUE D’UNE DÉMOCRATIE ANNONCÉE : LES PROLONGATIONS– suite 7]]></title>
        <link>http://www.chronafric.com/article-53833329.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana;"><strong>Septembre noir&nbsp;: la descente infernale et le déclin</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/33/91/81/API/2010-07/071210_2159_CHRONIQUEDU1.png" align="left"><span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><em>Malgré son nom
    «&nbsp;Moussa-Moïse) Sauvé des eaux, il n'a pas su accomplir son destin en conduisant son peuple vers la rédemption.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Le capitaine Dadis Camara – aveuglé par un soutien populaire inexistant en réalité - fait la sourde oreille aux résolutions,
    conseils, et requêtes, du Groupe international de contact sur la Guinée (29 avril 2009 et 4/5 mai 2009). Il tente, en même temps, de paralyser les partis politiques Mais ces derniers, peut-être
    galvanisés par de nouveaux leadeurs, préparent leur réaction.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Lorsque le capitaine Dadis Camara, soutenu par le leadeur de l'Udr, Ousmane Bah, va à la conquête du Foutah Djalon (Moyenne
    Guinée), les partis politiques de l'opposition décident d'organiser une marche de protestation contre sa candidature aux élections nationale. Sur leur calendrier, la date symbolique du
    «&nbsp;NON&nbsp;» le 28 septembre. Date à laquelle en 1958, Sékou Touré à la tête d'une coalition de partis politiques, conduit le pays à l'indépendance. Le «&nbsp;Non&nbsp;» qui a mis fin à la
    colonisation française en Guinée et ouvert la voie à celle de plusieurs autres pays africains.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/33/91/81/API/2010-07/071210_2159_CHRONIQUEDU2.jpg" align="left"><span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Le gouvernement du Cndd
    contre-attaque en déclarant ce jour férié et en interdisant la marche de protestation. Les sollicitations des partis politiques reçoivent une silencieuse fin de non-recevoir. Peine perdue. Au
    lieu d'une marche de protestation, les leadeurs et leurs militants choisissent le stade du 28 septembre pour un meeting. Nuance.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Pour le Cndd l'occasion est offerte d'imposer définitivement sa politique de terreur. L'ordre est donné de stopper la
    manifestation. Le commandant Tiégboro tente de le faire, au négoce, et échoue. L'ordre est, alors, donné de la réprimer de la manière la plus sanglante sous l'autorité de l'aide camp du capitaine
    Dadis Camara, le lieutenant Toumba Diakité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">En pleine après-midi, la terreur s'abat sur les manifestants. Tueries et viols de femmes s'accomplissent – sereinement - dans un
    stade, expressément fermé à cet effet. Des femmes sont enlevées pour être violées, à répétition et à la semaine. Elles sont plus tard abandonnés nues à des coins de rues. Selon leurs témoignages
    recueillis plus tard par la commission d'enquête des Nations-Unies. Le choc ébranle, et les populations guinéennes et la communauté internationale. Les photos et films vidéo des incidents
    macabres et indécents circulent. L'onde de choc des atrocités suscitent le cri de cœur de la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, qui déclare&nbsp;: «&nbsp;Ces gens n'ont pas le droit
    d'être au pouvoir en Guinée&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Les condamnations et sanctions individuelles et collectives tombent sur la junte et son gouvernement venant de la Cedeao, de
    l'Union africaine, de l'Union européenne, des États-Unis. Il est interdit de leur vendre armes et moyens de répression, les avoirs sont gelés et les voyages interdits à certains membres du
    gouvernement et du Cndd. Ainsi la junte n'est pas en position de refuser une commission d'enquête internationale sous l'égide des nations-Unies. Human Rights Watch mène parallèlement ses
    investigations.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span style="color: black;"><strong>La désillusion-Novembre 2009 -</strong> La Cedeao mandate, Le président du Burkina Faso pour jouer au
    médiateur entre la junte militaire et les Forces vives. L'émissaire ne fait pas l'unanimité.</span> L'homme a accédé au pouvoir par un coup d'État militaire aussi, avec le regretté Thomas Sankara
    (4 aout 1983- 15 octobre 1987), qu'il remplace à la faveur d'un autre coup d'État sanglant.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">En définitive, le président du Burkina Faso a fait ce qu'il sait faire le mieux&nbsp;: faire accepter le partage du pouvoir par les parties en
    présence sur la base des rapports de force, et surtout de la capacité de force de frappe immédiate. Les Forces vives guinéennes rejettent ces propositions sous forme de renégociations. Les
    leadeurs guinéens attestent que leurs revendications n'ont pas été prises en compte. On traine là-dessus. Plusieurs leadeurs de partis politiques se trouvent en situation de semi-exilés</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/33/91/81/API/2010-07/071210_2159_CHRONIQUEDU3.jpg" align="left"><span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>Le flagrant délit
    du 03 décembre 2009 –</strong> À Conakry les évènements se bousculent. Déjà indexé par plusieurs témoins oculaires, comme responsable des tueries du 28 septembre 2009, le capitaine Moussa Dadis
    Camara demande à son Aide de camp, le Lieutenant Toumba Diakité, de répondre aux convocations de la Commission internationale d'enquête. Ce dernier se voit dans la position du bouc émissaire que
    le chef veut sacrifier sur l'autel de sa propre survie. Il se retranche au camp de prisonniers de Koundara, un isthme attenant à l'emplacement de la radiotélévision guinéenne (Rtg), dans le
    quartier Boulbinet. C'est à la pointe de la capitale guinéenne, Conakry. L'Aide de camp libère les prisonniers militaires incarcérés par le Cndd pour se constituer une escouade défensive. C'est
    là que le destin du Capitaine Dadis, acculé, se joua et se détermina.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">En effet lorsqu'il s'y rendit, le 03 décembre 2009, pour une raison ou une autre, son Aide de camp n'hésite pas à lui tirer des
    balles dans la tête. «&nbsp;<em>Voici le moment de ma revanche …</em>&nbsp;» aurait-il dit en lui tirant dessus. Qui vit par l'épée… La gâchette est frivole. Le chef de la junte est transporté
    d'urgence au Maroc sans autre formes de procès.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Les jours qui suivent la recherche de Toumba fait la «&nbsp;Une&nbsp;» dans les journaux et dans les priorités du Cndd. Une
    prime est offerte pour sa capture. Bizarrement, sur la presqu'ile de Conakry, nul ne réussit à lui mettre la main dessus. Les militaires aguerris, capables de terroriser une population entière
    désarmée, d'étrangler un État et de défier la communauté internationale sont incapables de le mettre aux arrêts. On se questionne sur les capacités organisationnelles de cette armée. C'est à ce
    moment qu'il apparait que contrairement à ce qu'on a voulu faire croire, le Cndd n'avait pas un souffle en commun. Il y a flagrant de mésentente.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">L'Aide de camp, il va sans dire, bénéficie de complicité et d'intelligence. Il va jusqu'à accorder une interview à la radio
    internationale, Rfi, pour révéler que le capitaine Dadis, alors chef de la junte, lui avait donné l'ordre d'agir le 28 septembre 2009. Des leadeurs politiques guinéens, victimes des outrances
    militaires au Stade du 28 septembre, lui offrent des circonstances atténuantes. Ils témoignent qu'il leur a sauvé la vie en les extirpant des lieux contre ses propres troupes. Un véritable
    exploit, il le faut le reconnaitre! Le personnage de Toumba est intéressant et captivant mais aussi troublant. Pas seulement parce qu'il court toujours mais parce que c'est un pion. Mais un pion
    qui réagit quand on le joue à perte. Quel va être son sort&nbsp;? Les évènements l'éclipsent un moment.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Au cours de la période qui va suivre, le ministre des Affaires étrangère de la Guinée anime toutes les scènes. Mr. Alexandre
    Cécé Loua se confond entre déclarations approximatives et déclarations rassurantes sur la santé du capitaine Moussa Dadis Camara. Il n'en demeure pas moins que l'on apprend que le chef de la
    junte est dans l'incapacité de s'occuper des affaires publiques d'un pays. Entre en scène, le Général Sékouba Konaté, surnommé sur les champs de bataille de la guerre civile au Libéria, Le Tigre
    (El Tigre).</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 12 Jul 2010 23:59:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f0146d0097d4610320ae50ca7a0f501c</guid>
                <category>Documents</category>        <comments>http://www.chronafric.com/article-53833329-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[CHRONIQUE D’UNE DÉMOCRATIE ANNONCÉE : LES PROLONGATIONS – suite 6]]></title>
        <link>http://www.chronafric.com/article-53543509.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify">
    <span style="color:black; font-family:Verdana"><strong>La politique, un secteur d'investissement porteur en Guinée</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="color:black; font-family:Verdana; font-size:10pt">Le président Ahmed Sékou Touré est réputé avoir assujetti les intellectuels guinéens pour être le seul penseur et éditeur de son
    temps en Guinée. Il y avait une raison à cela. Il voulait formater une idéologie politique pour embrigader une nation entière dans un seul parti politique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="color:black; font-family:Verdana; font-size:10pt">Contrairement à son prédécesseur, le Général Lansana Conté à failli monopoliser sous la couleur du libéralisme l'investissement
    privé. Il ne faut pas exagérer tout de même. Il a été président de la Chambre d'agriculture de Guinée et était le seul producteur et commerçant de riz au pays. Les membres de sa famille se sont
    adjugé plusieurs secteurs d'affaire touchant aux ressources naturelles du pays. Son frère Harouna Conté a fait main basse, au détriment de l'État, sur le secteur halieutique en éliminant toute
    concurrence privée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="color:black; font-family:Verdana; font-size:10pt">Les commerçants privés dépendaient des prêts bancaires couverts par l'État guinéen. C'est en corrompant les fonctionnaires de
    l'administration nationale qu'ils bénéficiaient de délai de paiement prolongé. Une sorte de dimes commerciale. L'Économie nationale étant ainsi dans l'antichambre du pouvoir, il ne reste aux
    hauts cadres enrichis, illicitement, que la sphère politique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="color:black; font-family:Verdana; font-size:10pt">En dehors des affaires administratives, ils ne savent simplement pas comment investir, créer de l'emploi, concurrencer l'État, en
    apportant leurs pierres à l'édifice économique national. D'où les 118 partis politiques qui occupent, en 2010, la scène et les coulisses de l'arène politique en Guinée. C'est depuis 1992, une
    tradition qui commence avec 36 partis politiques. Au fil des gouvernements et des remaniements administratifs qui mettent à l'écart des fonctionnaires et hauts fonctionnaires dont des ministres
    et Premiers ministres, le taux de croissance en partis politiques va crescendo. On investi dans le secteur politique mais aussi ethnopolitique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt"><span style="color:black"><strong>Mars-Aout 2009- L'escalade politique.</strong> En mars 2010, on note plus près de 118 partis politiques en
    Guinée. Le nombre atteint 120 en quelques mois. On note une ruée des anciens hauts fonctionnaires issus des gouvernements et de l'administration du Général Lansana Conté sur la scène
    politique&nbsp;: Les anciens premiers ministres, Celloun Dalein Diallo, à l'Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg), Lansana Kouyaté, avec l</span><em>e Parti de l'Espoir et du
    Développement National (Pedn)<span style="color:black">,</span></em> et <span style="color:black">François Lounsény Fall, du</span> Front Uni pour la démocratie et le changement (Fudec)
    <span style="color:black">y retrouvent Sidya Touré, dirigeant l'Union des forces républicaines (Ufr) depuis 1999, etc. Des anciens ministres s'y croisent également dont Kassory Fofana, du
    P</span><em>arti</em> et de l'alliance Guinée Pour Tous (Gpt)<span style="color:black">, Aboubacar Sylla,</span> <em>de l'Union des Forces du Changement (Ufc).</em> <span style=
    "color:black">Plusieurs hauts cadres militent ouvertement, se retrouvent dans les bureaux exécutifs et l'État major des partis politiques. Une nouvelle ferveur démocratique se développe en
    Guinée. Elle a un nom, «&nbsp;l'affairisme politique&nbsp;». Chacun veut jouer de son poids pour avoir une part dans la gestion. Nul ne veut risquer la part de détournement de fonds public dans
    des investissements qu'ils ont contribué à rendre aléatoire en Guinée. Soit.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="color:black; font-family:Verdana; font-size:10pt">Pendant que les partis politiques se multipliaient, le capitaine Dadis Camara obstruait de plus en plus les voies de passage vers
    les élections nationales prévues. Parallèlement les emprisonnements touchent les fils du Général Lansana Conté, des chefs de la sécurité nationale dans l'armée et la police nationales. Ils
    accusés d'avoir trempé dans le trafic de stupéfiant ou d'avoir tenté un coup de force contre la junte.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="color:black; font-family:Verdana; font-size:10pt">Mais, peu à peu, l'affaire du narcotrafique s'enfonce dans l'ombre. Les audits restent inachevés. La révision constitutionnelle et
    la mise en place des institutions de la transition dont le Conseil national de transition (Cnt) et la Commission nationale électorale indépendante (Ceni), sont renvoyées sine die. Dans la
    sous-région, on dénonce le soutien du président sénégalais, Abdoulaye Wade, légalement élu. Effet de l'âge&nbsp;? Nul ne comprend ses motivations. On parle d'affairisme.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="color:black; font-family:Verdana; font-size:10pt">Le capitaine Dadis Camara s'engage dans un autre combat. Celui de se faire élire comme président de la République de Guinée. Ses
    agissements et ceux de son entourage immédiats font planer le doute sur sa promesse de quitter le pouvoir. D'autant plus que son ami et protégé, le premier à être nommé par ordonnance, Le
    ministre de la décentralisation, Aboubacar Barry, crée un parti politique, …. Le doute fait place à la certitude. Des Comités de soutien sont lancés sur le terrain. Tout se confirme. Malgré sa
    promesse et celle du Cndd, le capitaine Dadis a l'intention de se présenter aux élections à venir.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="color:black; font-family:Verdana; font-size:10pt">Les syndicats, la société civile et les partis politiques se regroupent au sein des Forces vives de la nation pour opposer un front
    de refus. Les négociations semblent mettre fin aux contradictions avec l'accord de Bruxelles sous les auspices du Groupe international de contact sur la Guinée, courant mars 2009. Il débouche sur
    une feuille de route sous forme de chronogramme&nbsp;: l'organisation des élections législatives le 11 octobre 2009 et celles des présidentielles les 13 et 27 décembre 2009 prévoyant deux tours.
    L'on se promet une transition consensuelle et apaisée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="color:black; font-family:Verdana; font-size:10pt"><strong>L'impopulaire popularité</strong> – Nonobstant, les Hommes du capitaine Dadis Camara se mettent en campagne avant la lettre.
    Les manifestations des comités de soutien, crées de toute pièce, sont financés. Il faut faire croire à l'opinion internationale que les populations guinéennes souhaitent et demandent la
    candidature du chef de la junte. Celui-ci organise, de son coté, des visites à l'intérieur du pays et des meetings au cours desquels nait un slogan prémonitoire pour les accords, ses promesses et
    sa propre personne&nbsp;: «&nbsp;Dadis ou la mort&nbsp;». La paternité, dit-on, revient au Commandant Moussa Kéita, secrétaire permanent du Cndd.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="color:black; font-family:Verdana; font-size:10pt">Les fonds acquis au cours des audits sont distribués à travers le pays, surtout en Guinée Forestière où les mouvements revêtent un
    caractère d'autodéfense régionaliste et ethnique. Cela transparait sur les sites Internet où la plupart des supporteurs sont, majoritairement, du sud de la Guinée. C'est que l'on a fait croire
    aux ressortissants de cette région que le rejet du régime militaire correspondait à un rejet de l'ethnie et de la région du chef de la junte. Un moyen comme un autre de s'assurer des fidélités.
    L'ethnostratégie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="color:black; font-family:Verdana; font-size:10pt">En même temps, le capitaine Dadis s'en prend de plus en plus, agressivement, aux ambassadeurs accrédités en Guinée. Chaque fois que
    l'un d'entre eux, tente de le convaincre de mettre en pratique les accords de Bruxelles. Outre l'ambassadeur d'Allemagne, le cas qui fit le plus de bruit est celui du diplomate français qui fut,
    à la longue, remplacé.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="color:black; font-family:Verdana; font-size:10pt">Le chef de la junte ne se gênera pas de dire au ministre des Affaires étrangères de la France, Bernard Kouchner, qu'il n'a pas de
    leçon à recevoir de la France. «&nbsp;<em>La Guinée n'est pas une sous-préfecture de la France&nbsp;</em>» avait-il clamé sur le ton du poème militant. L'idéologie révolutionnaire de la lutte
    contre le néocolonialisme et l'impérialisme, autrefois apanage du parti unique, le Pdg, voué aux gémonies, réapparait. Des épitaphes dithyrambiques comme «&nbsp;L'Homme du 23 décembre&nbsp;» sont
    utilisés pour le qualifier par analogie avec «&nbsp;L'Homme du 28 septembre&nbsp;». Une autre prémonition fatidique. Elle prévoit une sortie malheureuse. On usurpe pas le mérite.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="color:black; font-family:Verdana; font-size:10pt">À l'intérieur du pays, l'arrogance du chef de la junte militaire n'épargne pas les leadeurs des partis politiques, interdits de
    manifestations publiques. Ils deviennent ses principales cibles. Les anciens Premiers ministres, chefs de partis politiques sont menacés d'audits. Il n'est plus question de jouer les rédempteurs.
    L'absence de résultats dans les actions de caractère populaire entreprise, fait perdre au Cndd et à son président le crédit populaire des premiers mois. Ils ne prennent pas conscience du déclin
    amorcé.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 07 Jul 2010 01:35:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">febe4cd65a9378b18c56b37d9c0593d9</guid>
                <category>Documents</category>        <comments>http://www.chronafric.com/article-53543509-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[CHRONIQUE D’UNE DÉMOCRATIE ANNONCÉE : LES PROLONGATIONS-Suite 5]]></title>
        <link>http://www.chronafric.com/article-53063586.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana;"><strong>Les revendications pour le changement et l'excroissance militaire.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/33/91/81/API/2010-06/062810_0253_CHRONIQUEDU1.jpg" align="left"><span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>La Tumeur de décembre
    2008&nbsp;-</strong> Le 23 décembre 2008, 24 heures après la mort du président de la République, le Général Lansana Conté, une junte militaire guinéenne s'empare du pouvoir et prend,
    progressivement, le pays en otage. À l'instar du Comité militaire de redressement national (Cmrn) en 1984, la nouvelle junte installe un Conseil national pour le développement et la démocratie
    (Cndd). La mission définie et annoncée est de conduire le pays à des élections démocratiques suite à une série de réformes. En 1984, il était question de redressement économique&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/33/91/81/API/2010-06/062810_0253_CHRONIQUEDU2.jpg" align="right"><span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Des actions et une rhétorique
    populistes font croire aux populations guinéennes et à la plupart des personnalités politiques en vue qu'un groupe de jeunes militaires, inexpérimentés, sortiraient le pays du désordre. À moins
    que certains aient justement projeté de profiter de cette inexpérience. La junte, sous la conduite du capitaine Moussa Dadis Camara va contribuer à une plus grande désorganisation du pays.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Les institutions politiques et républicaines du pays sont mises sous clef au nom d'une relance de la transition démocratique sur des bases
    assainies. L'opinion nationale et une partie de l'opinion internationale – notamment le président de la République du Sénégal, Abdoulaye Wade, accordent du crédit à une junte, illégale et
    incompétente. «&nbsp;On comprend la particularité du cas guinéen.&nbsp;», dit-on. C'est <img src="http://idata.over-blog.com/3/33/91/81/API/2010-06/062810_0253_CHRONIQUEDU3.jpg" align="left">pour
    dénier à une Assemblée nationale, en retard d'élection, sa légalité au profit d'un coup d'État. Les condamnations réelles suivront plus tard. Comment et pourquoi ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Le souvenir de 24 années de gestion catastrophique des affaires nationales par le Général Lansana Conté, soutenu part l'armée, était,
    pourtant, encore vivace. Mais l'élimination du Pup (parti de l'Unité et du progrès) au pouvoir de l'avant-scène politique et du président de l'Assemblée nationale, Aboubacar Somparé, semblait
    être plus urgente. Acceptée de facto, l<span style="color: black;">a junte militaire met en avant des actions de caractère populiste et une rhétorique homologue qui lui donnent un certain
    crédit.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>La stratégie Populisme pour une popularité précaire</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>Janvier – mars 2009-.</strong> En effet, le Cndd et son chef désigné s'attaquent à la lutte contre les narcotrafiquants
    guinéens et procèdent à des arrestations- surtout dans les milieux liés à l'ancien pouvoir - autrefois réputés intouchables. Ils ont droit à l'acclamation des populations, longuement, asservis
    par la pauvreté et par la corruption administrative.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Transformé en tribun – peu éloquent mais farceur - le capitaine Dadis Camara – s'autoproclame président de la République.
    Retranché au Camp Alpha Yaya, il ne se prive pas de sommer, d'interpeler, de rouer verbalement, et d'humilier des personnalités au cours de nombreuses émissions à la télévision nationale pour des
    raisons plus ou moins inacceptables. On le tolère et on l'applaudit.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/33/91/81/API/2010-06/062810_0253_CHRONIQUEDU4.jpg" align="right"><span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">L'explication en est
    simple. Bien que la junte ne mette aucun membre du dernier gouvernement du défunt Général Lansana Conté aux arrêts, elle engage un processus d'audit sur la gestion gouvernementale. Sa popularité
    – et celle du capitaine Dadis - s'affiche en myriade au tableau de bord. Mieux, le capitaine Dadis Camara affine sa stratégie en nommant dans les administrations, à des postes en vue, de jeunes
    cadres qui avait du mal à gravir les échelons durant la double décade de l'avènement du Général Lansana Conté. Il se constituait ainsi un lobby de reconnaissance. Ces jeunes cadres seront à
    l'origine des mouvements et manifestations de soutien.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Mais entre les actions publiques applaudies se glissent, graduellement, de nombreux écarts dont le non respect des droits et
    libertés. En effet, les arrestations arbitraires se poursuivent sans aucune forme de légalité institutionnelle. La junte aménage sous le contrôle du Cndd une structure spéciale – sans compétence
    juridique légale – pour juger des cas. C'est alors que certains ministres dont le dernier Premier ministre du régime défunt, Ahmed Tidjane Souaré (mai 2008-23 décembre 2008) sont mis aux arrêts
    pour détournement de fonds publics. Ceux d'entre eux qui reconnaissent la forfaiture en acceptant de payer – même par portions - sont relâchés.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/33/91/81/API/2010-06/062810_0253_CHRONIQUEDU5.jpg" align="left"><span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Le cas du ministre des
    Mines d'alors, Ahmed Tidjane Kanté, fait date. Il refuse de reconnaitre le détournement et accepte son emprisonnement. Bien que, Ahmed Kanté passe, avec succès en audience télévisée, il est remis
    aux arrêts. Au moment où il était question de le juger, les contradictions de caractère politique se développent. Quand l'arbitraire devient pesant, l'ordre des Magistrats de Guinée réagit et
    dénonce l'incompétence juridique institutionnelle en l'occurrence. Le bras de fer aboutit à un recul des prétentions du Cndd en la matière.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>Le Désaveu –</strong> Déjà, dès le 23 décembre, la communauté internationale, notamment, la Cedeao, l'Union africaine et
    les États-Unis, avaient condamné le coup d'État en réclamant un rapide retour à un régime civil et à la normalisation constitutionnelle. Le règlement intervenu lors du coup <img src=
    "http://idata.over-blog.com/3/33/91/81/API/2010-06/062810_0253_CHRONIQUEDU6.jpg" align="right">d'État en Mauritanie laissait un goût amer d'échec dans la lutte contre les prises
    inconstitutionnelles du pouvoir en Afrique. Pour la Guinée, un groupe de contact international a été mis en place en vue d'observer l'évolution de la situation politique. Il comprend, notamment,
    Ibn Chambas déjà expérimenté en ce qui concerne la crise sociopolitique et économique en Guinée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">À ce moment, le capitaine Dadis et le Cndd avaient joué à l'apaisement. Ils avaient clamé, haut et fort, un but&nbsp;: sortir la
    Guinée de la misère et conduire le pays à une normalisation avec des élections transparentes. Pour cela, la Constitution ne prévoyait que 60 jours de battement&nbsp;! Elle n'eut pas droit de
    citer. Et le Cndd s'empresse de mettre en place un gouvernement de transition. Un Premier ministre de la transition – Lamine Komara - est ordonné dès le 30 décembre 2008. L'armée et le
    gouvernement mis en place ne participeraient pas aux futures élections nationales.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 28 Jun 2010 04:53:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">80007b402e080b1038dab230cafd94b8</guid>
                <category>Documents</category>        <comments>http://www.chronafric.com/article-53063586-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[BRIN D’HISTOIRE 5ème partie]]></title>
        <link>http://www.chronafric.com/article-52644811.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify">
    <img align="left" src="http://idata.over-blog.com/3/33/91/81/API/2010-06/062010_1244_BRINDHISTOI1.jpg" alt=""><span style="font-family:Verdana; font-size:12pt"><strong>La Résistance africaine à
    l'intrusion coloniale</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Pendant 18 ans, 1881 à 1898, l'Empire samorien eut à affronter des attaques violentes et permanentes de la part des troupes françaises. L'Almamy
    Samory Touré a dû recourir dans le cadre de la résistance à toute colonisation étrangère, à une grande mobilité de ses troupes et à la guérilla. Il refusa obstinément toute abdication malgré la
    supériorité des armes meurtrières utilisées par l'ennemi.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">C'est à la suite d'une trahison et par surprise que, le 29 septembre 1898, il fut arrêté et déporté au Gabon avec son fils Sarankémory
    Touré.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">L'Almamy Samory Touré, dont votre Séminaire va camper la personnalité, magnifier l'œuvre d'unification des populations mandingues et rendre
    hommage au courage, à l'intelligence, à la détermination patriotique et aux hautes qualités de dirigeant de masses et de Chef d'Armée, fut un homme dont le prestige couvrit tout le continent
    africain, à tel point que ses ennemis jurés ont été amenés à dire et à écrire de lui, « qu'il fut de tous les Souverains africains, Rois, Empereurs et Chefs, le plus courageux et le plus
    déterminé dans la défense de sa Patrie »</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Tels sont quelques-uns des traits de caractère marquant l'Almamy Samory Touré, celui que certains colonialistes ont osé salir de leur venin. Ce
    qui est vrai, c'est que toute résistance était considérée comme un crime de lèse-civilisation. Ce qui est également vrai, c'est qu'ils sont légions, les Résistants à la subjugation coloniale. Ce
    qui est vrai, c'est qu'il n'y a pas eu un seul mètre carré de nos terres qui fut occupé sans résistance. Nous venons de parler de l'Almamy Samory Touré, mais comment résister à la tentation
    d'évoquer le souvenir de quelques autres de nos prestigieux Résistants ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Sans quitter la Guinée, comment ne pas associer à la lutte exemplaire menée par l'Almamy Samory Touré, celle menée par Alpha Yaya Diallo, mort en
    exil en Mauritanie, qui assurait la défense de la zone Nord-Ouest de la Guinée, celles conduites par les vaillantes troupes de Bokar Biro Barry, Zébéla Togba, Dina Salifou, du Waliou de Gomba,
    Kissi Kaba, Bakary Touré, mort en exil à Madagascar, la Reine Gnara Belly, qui furent tous de la catégorie de ces hommes qui acceptèrent de faire face à toutes les épreuves pour que leurs noms ne
    fussent jamais à la capitulation?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Mais, sortons un moment de la Guinée. Partout, c'était la lutte : un des Résistants illustres à la domination coloniale a été le Chef religieux
    sénégalais Cheik Amadou Bamba (1850 – 1927).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Cheik Amadou Bamba, sur le plan spirituel, a été l'un des grands chefs des populations musulmanes du Sénégal. Il fut le fondateur du Mouvement
    religieux qui s'appelle le Mouridisme. Cheik Amadou Bamba dispensa une éducation musulmane et enseigna la morale islamique dans son double fondement individuel et social : le travail comme
    obligation de l'homme, la justice comme base de l'harmonie sociale, la tolérance, la bienséance et la générosité comme qualités du fidèle religieux, furent la base privilégiée de l'éducation
    populaire qu'il diffusa sans restriction. Ce fervent musulman, considéré par l'administration coloniale comme un danger pour sa pérennité, fut arrêté arbitrairement et déporté au Gabon où il
    trouva celui qu'il considéra à juste titre comme son ami, son compagnon de route et avec lequel il partagea la lourde mission d'islamisation dans la sous – région occidentale de notre continent,
    l'Almamy Samory Touré.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Le destin l'amena à assister à la disparition physique de ce grand ami et c'est lui qui dirigea la prière sur son corps avant son inhumation dans
    la terre de l'Ile N'Jolé.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Cheik Amadou Bamba, cet ascète musulman, y fut, lui aussi, coupé de son Peuple et du monde pendant un exil qui dura 7 ans, 7 mois et 7 jours.
    Libéré en 1902, après la mort de l'Almamy Samory Touré, il revient au Sénégal. Les autorités coloniales commandant le Cercle de Thiès, tentèrent vainement d'obtenir de lui le renoncement à ses
    activités religieuses et essayèrent, par de fausses accusations « d'enlèvements d'enfants », de remettre la main sur lui. La grande popularité de ce Saint Homme qui incarnait le martyr de l'Islam
    obligea le pouvoir colonial à renoncer à cette tentative de crime et à l'entourer de respect et de considération pour éviter le soulèvement des populations sénégalaises.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">La résistance du Peuple sénégalais à l'intrusion coloniale fut, en fait, incarnée par plusieurs grandes figures, ceci en raison du fait que le
    Sénégal, sur la façade atlantique ouest-africaine, a servi de point de départ des troupes coloniales françaises vers l'Hinterland africain. Il faut mentionner ici les glorieuses pages écrites, au
    prix de leur sang, par les Résistants comme Lat-Dior Diop (1842 – 1886) qui se comparait lui-même à un arc qu'on ne cesse de ployer sans le rompre. C'était un preux, un homme libre qui aimait à
    dire : « je veux vivre digne et généreux ». Avisé, Lat-Dior comprit bien les préoccupations économiques des envahisseurs : la voie ferrée Dakar-Saint Louis était pour lui le chemin de transport
    des troupes ennemies. C'est malgré sa volonté que les Français le construisirent.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">A côté de lui, il y a Lamine Dramé, Albouri N'Diaye, qui ont tenu la draguée haute aux envahisseurs français. À l'heure où des divisions nous
    guettent, songeons un peu à la valeur des alliances que Lat Dior et Albouri N'Diaye tissèrent pour les besoins de la défense de leur sol : Lat-Dior-Ahmadou Sékou, Lat-Dior-Albouri ;
    Albouri-Ahmadou Sékou.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Au Mali, ce fut Ba Bemba qui s'opposa aux Français. Et quand l'artillerie française eut raison de sa forteresse de Sikasso, il préféra se
    suicider plutôt que de se rendre. C'était le 1er Mai 1898. En Sierra-Léone, La Reine Mama Yoko a écrit pour la postérité une page vibrante de vaillance dans sa farouche résistance aux troupes
    d'invasion britanniques. En Haute Volta, le vaillant (Moro) Naba Wogbo 1er affronta la colonne des Lieutenants Voulet et Chanoine le 1er Septembre 1896.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/33/91/81/API/2010-06/062010_1244_BRINDHISTOI2.jpg" alt=""><span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Au « Dahomey », c'était Béhanzin qui dans
    l'adversité, dans l'infortune des armes contre les troupes coloniales françaises incomparablement mieux équipées, disait déjà : « la défaite n'est, dans l'histoire, qu'un insuccès si le courage
    dans le combat lègue aux continuateurs la détermination de poursuivre la lutte jusqu'à la victoire ». « …Il faut préserver la vie de ceux qui restent, car, nous savons qu'après des générations,
    qu'après des temps de soumission, d'humiliation et d'oubli, le pays sera rétabli, debout, parce que les hommes auront tenu à l'abri ce qui doit l'être ». En Tunisie, Aly Pacha (1740 -1756) et
    Hamouda Bey (1782 – 1814) ont fait preuve de détermination farouche dans la défense de leur Patrie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Comme on le voit, au vrai, nos Peuples n'ont jamais accepté la subjugation. En Afrique Centrale, le Royaume du Kongo qui s'étendait de part et
    d'autre du fleuve Congo et qui regroupait les Républiques actuelles du Zaïre, du Congo et de l'Angola, illustre ce fait.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">L'opposition aux troupes d'invasion coloniales européennes va s'y manifester, non seulement dans les « Sociétés secrètes », à caractère laïc ou
    non, mais encore dans de grands Mouvements religieux constitués à partir de missions chrétiennes ou calquées sur elles : les Mouvements messianiques. On y assista à des réactions totales aux
    conditions politiques, à la nature inégale des rapports sociaux et à une action missionnaire qui se compromettait avec le dessein colonial. Ces Mouvements, essentiellement politiques,
    traduisaient également le besoin alors ressenti par les Africains de se doter d'une religion qui leur est propre. Nous pouvons citer : Anna N'Zingha (1622-1663), Chimpa Vila Alias Dona Béatrice
    (1702), Simon Kibangu (1889-1951), Matsina (1889-1942). Où que nous tournions en Afrique, c'est d'illustres figures de Résistants que nous rencontrons.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Au Tanganyika, la résistance à l'intrusion allemande fut dirigée par M'Kwawa (1891-1898). Se sentant à bout de force, il se donna la mort, la
    préférant à la servitude. Au Ghana, le symbole de la résistance à la pénétration coloniale fut la Reine Yaa Asantéwa. Elle fut exilée aux Seychelles avec toute sa famille.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Au Soudan, Mohamed Ahmed Abdallah s'est révélé comme un Saint Homme qui annonça, pour mettre fin aux injustices et aux exactions européennes,
    qu'il était le Mahdi attendu à la fin des temps pour instaurer le règne de la justice. Il engagea, dès lors, la lutte de libération de son pays contre le joug européen. Son éclatante victoire de
    1881 électrisa les masses populaires et grossit rapidement ses forces. Mohamed Ahmed Abdallah passa à l'offensive et brisa les troupes allemandes, anglaises et italiennes. Bientôt, une sainte
    alliance colonialiste naquit pour mettre fin à cette flambée d'exploits patriotiques qui menaçaient profondément, dans toute la sous-région, les intérêts européens conjugués.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">A la même époque, en Éthiopie voisine, Ménélik II (1889-1913), considéré à juste titre comme une des plus grandes figures du XIXe siècle
    africain, avait profondément compris le cours de l'histoire. Il pensait tout en termes de progrès pour l'Éthiopie. Il est le père de la modernisation du plus vieux Royaume du continent. Il abolit
    l'esclavage, décida l'enseignement obligatoire. Mais surtout, il mena une rude lutte de résistance avec une troupe forte de 70 000 hommes, puissamment armés, et frémissants de patriotisme contre
    les troupes d'intrusion coloniales de trois puissances européennes : l'Italie, l'Angleterre et la France. Il affirmait, mu par une volonté ferme : « Je ne regarderai pas, les bras croisés, les
    puissances arrivées d'Outre Mer avec l'intention de partager l'Afrique ». Il infligera une cuisante défaite aux Italiens à Adoua. Cette victoire de Ménélik II retentit en Europe comme un coup de
    tonnerre dans un ciel serein et plaça l'Éthiopie sur la carte internationale.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Si, de l'Éthiopie de Ménélik II, nous sautons au Nigeria, nous y verrons que bien avant Ménélik II, Ousmane Dan Fodio <img align="right" src=
    "http://idata.over-blog.com/3/33/91/81/API/2010-06/062010_1244_BRINDHISTOI3.jpg" alt="">(1754-1817) honorait l'Afrique par sa terrible résistance au colonialisme anglais, et aussi, parce que cet
    éminent savant fut également un Saint dans le rite Malékite. Grâce à sa piété et à son prestige personnel, Ousmane Dan Fodio entreprit de fonder un pouvoir juste et éclairé, basé sur les
    préceptes du Sant-Coran. L'empire supratribal qu'il ambitionnait de créer, il y eût réussi, n'eût été la farouche apposition des autorités coloniales anglaises : déjà, l'Unité africaine, l'Union
    des Peuples d'Afrique, était considérée par les puissances coloniales comme le danger suprême.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Mesdames et Messiers, Camarades, Nous devons résister à la tentation de citer tous les Résistants africains qui se pressent <img align="left"
    src="http://idata.over-blog.com/3/33/91/81/API/2010-06/062010_1244_BRINDHISTOI4.jpg" alt="">dans notre mémoire :</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">- Abd-El Kader en Algérie</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">- Abd-El Krim dans le Rif et Mohamed V, tous au Maroc</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">- La Reine Ranavalona III, à Madagascar</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">- Chaka du Royaume Zoulou !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Non, nous ne pouvons pas vous les citer tous, vous qui faites notre fierté et nous donnez le courage de continuer. Mais, nous devons toujours
    nous souvenir. Nous devons nous souvenir, non pour pleurer nos glorieux Résistants, non pour gémir, car les Révolutionnaires ne pleurent pas leur héros tombés sur le champ de l'immortalité. Ils
    ne se contentent pas non plus de les venger. Les Révolutionnaires agissent en continuateurs des héros tombés. Nous sommes, nous voulons être et demeurer leurs continuateurs.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana; font-size:10pt">Ils ont résisté à la subjugation coloniale, convaincus à juste titre qu'ils étaient que sans la souveraineté de la Nation, rien n'est possible,
    que sans la responsabilité de l'homme et du Peuple que seule la liberté fonde, l'on ne construit rien qui vaille, que sans la dignité qui ne fleurit que sur le terrain d'une pensée libre, il n'y
    a aucune place à l'authenticité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify">
    <span style="font-family:Verdana"><span style="font-size:10pt">Et c'est parce que les Peuples d'Afrique ont compris ce message de nos illustres Résistants africains, qu'ils se sont constitués en
    Mouvements permanents de libération permanente, d'abord pour arracher la souveraineté ravie, ensuite pour se laver de toutes les souillures, se débarrasser de toutes les séquelles de la
    domination et de l'oppression et s'engager dans la voie de l'Unité du continent et du développement socioculturel et économique, puissant à la fois dans le passé précolonial, dans l'amère
    expérience conquise au creux des souffrances endurées au cours de la nuit coloniale, ainsi que dans les connaissances maitrisées à travers la fréquentation des autres. <strong><em>Ahmed Sékou
    Touré</em>,</strong></span> <span style="font-size:9pt"><em>président de la République de Guinée (1958-1984)</em></span> <span style="font-size:10pt"><em>À suivre</em></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 20 Jun 2010 14:44:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1bfeca85599423e52e83457a3174a7aa</guid>
                <category>Documents</category>        <comments>http://www.chronafric.com/article-52644811-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[CHRONIQUE D’UNE DÉMOCRATIE ANNONCÉE : LES PROLONGATIONS]]></title>
        <link>http://www.chronafric.com/article-chronique-d-une-democratie-annoncee-les-prolongations-51889600.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><img height="224" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x224/3/33/91/81/POLITIQUE-HOMMES-POLITIQUES/Guinee_manif-bf3fb-copie-1.jpg" alt="Guinee_manif-bf3fb-copie-1.jpg" class=
    "DrteTexte">Les revendications pour le changement –</strong> <strong>(suite 4)</strong>
  </p>
  <p>
    Remis à flot par l’intervention publique du chef de l’État, Mamadou Sylla, assurément sur les injonctions de celui-ci, tente de contrôler le Pup. Il se heurte aux soubresauts de la guerre de
    préséance opposant depuis longtemps Aboubacar Somparé, président de l’Assemblée nationale à Sékou Konaté, alors Secrétaire général pour le contrôle du parti à travers leurs coordinations
    régionales respectives. Adversaires, les deux hommes collaborent pour lui faire un barrage … Cette autre affaire a suivi son cours …
  </p>
  <p>
    L’affaiblissement continu des institutions nationales au profit des intrigues <img height="178" width="129" src="http://img.over-blog.com/71x100/3/33/91/81/IBrahima-Fofana.jpg" alt=
    "IBrahima Fofana" class="GcheTexte">pour le contrôle du pouvoir, fertilise (2004–2007) les crises socioéconomiques&nbsp;; notamment la baisse du pouvoir d’achat et le ralentissement considérable
    des activités économiques. À tel point que les syndicats et la société civile, accompagnés plus tard par certains partis politiques, vont descendre dans les rues pour faire valoir des
    revendications en ferveur d’une meilleure gouvernance et un changement qualitatif dans l’ensemble de la vie des travailleurs. Cela signifiait le départ du Général Lansana conté du pouvoir.
  </p>
  <p>
    Les populations, acculées à un appauvrissement perpétuel, leur apportent un soutien sans faille. La répression du pouvoir se réactive comme au cours des années passées. On décompte à la levée
    plus d’une centaine de morts et de blessés. Au sein du gouvernement, c’est le limogeage de Fodé Bangoura. Victime des intrigues pour le contrôle du pouvoir, il est accusé de complicité avec les
    syndicalistes. À sa place est appelé Eugène Camara, alors ministre du plan (19 janvier 2007).
  </p>
  <p>
    Toutefois, les leadeurs syndicaux que sont Ibrahima Fofana, Secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (Ustg), Rabiatou Serah Diallo de la Confédération nationale des
    travailleurs de Guinée (Cntg), Louis MBemba du Syndical libre des enseignants et chercheurs de Guinée (Slecg) et Yamoudou Touré de l’Organisation nationale des syndicats libres de Guinée ont su
    mettre en place une intersyndicale pour coordonner leurs revendications.
  </p>
  <p>
    Avec le développement du mouvement ils bénéficient, très tôt, du soutien du Conseil national des organisations de la société civile (Cnoscg) dont l’un des leadeurs, Naby Ibrahima Diakité, est
    décédé (en avril 2009) alors qu’il était au service de la transition démocratique. Ministre de la décentralisation il a eu la confiance de deux gouvernements successifs. Paix à son âme, et tous
    ceux qui sont tombés pour l’instauration de la Démocratie en Guinée.
  </p>
  <p>
    Les intimidations et les menaces du pouvoir dont celles, personnelles, du président conté lui-même, n’ébranlent pas les leadeurs de la grève.
  </p>
  <p>
    <img height="144" width="124" src="http://img.over-blog.com/96x100/3/33/91/81/POLITIQUE-HOMMES-POLITIQUES/Lansana-Kouyate.jpg" alt="Lansana Kouyaté" class="GcheTexte">De janvier à février 2007,
    des dizaines de personnes innocentes sont tuées lors des manifestations au cours de la grève syndicale élargie en revendications nationales pour la restauration de la bonne gouvernance et de
    l’État de droits ensevelis sous la corruption. La communauté internationale est émut par les évènements en Guinée. Les nations Unies par la voix de son Secrétaire général Ban ki-moon déplore la
    répression sanglante. L’Union africaine et l’Union européenne amènent la communauté internationale à tourner son regard sur la Guinée. Des sanctions sont envisagées contre le régime guinéen.
  </p>
  <p>
    Pour les organisations de défense des droits de l’homme, il est question de crimes contre l’humanité mais il n’y a pas de poursuites juridiques internationales. L’Union africaine envoie l’ancien
    président nigérian, Ibrahima Babangida, et le président de la Commission de la Cedeao, Mohammed Ibn Chambas, comme médiateurs pour convaincre le président de la République de Guinée de répondre,
    favorablement, aux revendications nationales
  </p>
  <p>
    Convaincu par Ibrahima Babangida ou contraint par l’ampleur des évènements. il accepte de signer une convention tripartite (27 janvier 2007) avec l’intersyndicale, précurseur de la grève, et la
    société civile. L’exigence fondamentale est la nomination d’un premier ministre désigné par l’intersyndicale et la société civile. L’objectif était de mettre à l’écart de la gestion des affaires
    publiques le président de la République et de trouver des solutions de sortie aux crises économique et politique.
  </p>
  <p>
    L’on tente de le faire sans recours juridique. Le premier président de la Cour suprême, Me Lamine Sidimé jurant une fidélité et une reconnaissance indéfectible au Général Lansana Conté,
    n’envisageait absolument pas de déclarer son incapacité à diriger malgré les atermoiements dus à son état de santé.
  </p>
  <p>
    Le Général Lansana Conté tente donc de biaiser en nommant un Premier ministre parmi ses fidèles. Ce fut Eugène Camara (9 février -26 février 2007), alors ministre du plan. La réaction de refus
    populaire impliquant les partis politiques avec les syndicats et la société civile est vive. Adepte connu du président de la République, l’homme est récusé.
  </p>
  <p>
    La grève générale reprend et l’armée soutenant le pouvoir fait encore des morts. Mais Lansana Conté finit, sous la pression, par accepter de renégocier. Les négociations amènent à la désignation
    et la nomination de Lansana Kouyaté, diplomate guinéen, en service à l’Oif (Organisation internationale de la Francophonie). Il a été choisi parmi trois candidats potentiels par l’intersyndicale
    et la société civile.
  </p>
  <p>
    Le nouveau Premier ministre louvoie et tente de jouer son propre jeu politique. Des mouvements de soutien en sa faveur naissent au niveau des jeunes alors que l’exécution du calendrier contenu
    dans sa lettre de mission retardait. L’intersyndicale et la société civile dénoncent son comportement. Le président de la République profite de leur contradiction pour le saquer sans autre forme
    de procès. <em>«&nbsp;Je reprends les droits que la Constitution guinéenne me donne en tant que président de la République</em>&nbsp;», dit-il. À juste raison.
  </p>
  <p>
    La Constitution nationale d’alors donnait au président de la République tous les droits Nul n’avait pensé à réclamer des amendements adéquats au moment de la signature des accords.
  </p>
  <p>
    Le 20 mai 2008, Ahmed Tidjane Souaré remplace le Premier ministre de la convention et du gouvernement d’ouverture mis en place. Un retour à la case départ. Le gouvernement ne réussit à attirer
    l’attention qu’à travers les péchés traditionnels qui minaient le pays et la nation de l’intérieur comme de l’extérieur&nbsp;: les détournements financiers et l’ethnostratégie politique. Les
    intrigues reprennent opposant le cercle de la présidence de la République au gouvernement sous la houlette de Ibrahima Keira, ancien ministre et beau frère par alliance du président de la
    République. Il est reconvertit pour occuper le poste de Secrétaire général de la présidence. Son passage y est caractérisé par des conflits d’attributions qui atteignent le public par le biais
    des médias.
  </p>
  <p>
    Une fois de plus, c’est la navigation à vue jusqu’au décès du Général Lansana Conté, président de la République, le 22 décembre 2008. Dès le lendemain, la Guinée entre dans une autre phase de son
    histoire au cours de laquelle, les fautes de jugement, les adversités et les prises de position mettent l’avenir du pays dans l’incertitude.
  </p>
  <p>
    Les faits en dates&nbsp;:
  </p>
  <p>
    <strong>5 janvier 2005&nbsp;:</strong>&nbsp;La Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) et l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG) rassemblent leurs plateformes de
    revendication et créent une inter-centrale.
  </p>
  <p>
    <strong>27 février 2006&nbsp;:</strong>&nbsp;Les syndicats réunis au sein de l’inter-centrale lancent une grève. Les revendications portent notamment sur les salaires.
  </p>
  <p>
    <strong>3 mars 2006&nbsp;:</strong>&nbsp;Signature d’un accord après cinq jours de grève.
  </p>
  <p>
    <strong>Avril 2006&nbsp;:</strong>&nbsp;«&nbsp;Valse des décrets&nbsp;»
  </p>
  <p>
    <strong>8 juin 2006&nbsp;:</strong>&nbsp;Violation du protocole d’accord du 3 mars. Deuxième grève. Les forces de l’ordre tirent sur des groupes d’étudiants, faisant au moins 18 morts. Un accord
    est signé, mais la grève n’est que suspendue.
  </p>
  <p>
    <strong>6 décembre 2006&nbsp;:</strong>&nbsp;Arrestation de Mamadou Sylla et Fodé Soumah, hommes d’affaire proches de Lansana Conté.
  </p>
  <p>
    <strong>16 décembre 2006&nbsp;:</strong>&nbsp;Lansana Conté se rend lui-même à la prison et les fait libérer.
  </p>
  <p>
    <strong>10 janvier 2007&nbsp;:</strong>&nbsp;La grève générale illimitée contre la corruption et contre les abus de pouvoir de la présidence est déclenchée. Elle est très suivie dans la capitale,
    mais aussi dans certaines villes de province. Les syndicats exigent le remboursement des sommes dérobées à l’État, la baisse du prix de l’essence et d’autres biens de première nécessité, le
    retour en prison des deux hommes. Un contact est établi entre les syndicalistes et la présidence. L’idée d’un Premier ministre chef du gouvernement est lancée.
  </p>
  <p>
    <strong>17 janvier 2007&nbsp;:</strong>&nbsp;Le pouvoir cherche à contourner le processus de négociation, les syndicalistes lancent une marche vers l’Assemblée nationale. La police tire sur la
    foule. Les négociations sont rompues.
  </p>
  <p>
    <strong>21 janvier 2007&nbsp;:</strong>&nbsp;Reprise des négociations.
  </p>
  <p>
    <strong>22 janvier 2007&nbsp;:</strong>&nbsp;«&nbsp;Marche pacifique&nbsp;» organisée par les syndicats. La police tire, on dénombre au moins 30 morts. Plusieurs syndicalistes sont battus par les
    bérets rouges.
  </p>
  <p>
    <strong>23 janvier 2007&nbsp;:</strong>&nbsp;Reprise des négociations.
  </p>
  <p>
    <strong>27 janvier 2007&nbsp;:</strong>&nbsp;Signature d’un accord acceptant la nomination d’un Premier ministre chef de gouvernement. Mais Lansana Conté nomme un de ses proches, Eugène Camara.
    Grandes manifestations de protestation de la part de la population. Le mouvement dépasse l’envergure du mouvement syndical.
  </p>
  <p>
    <strong>12 février 2007&nbsp;:</strong>&nbsp;Lansana Conté décrète l’état d’urgence.
  </p>
  <p>
    <strong>15 février 2007&nbsp;:</strong>&nbsp;Reprise des contacts entre Rabiatou Serah Diallo et les autorités. Mais le blocage continue.
  </p>
  <p>
    <strong>15-16 février&nbsp;:</strong>&nbsp;Sommet France-Afrique à Cannes.
  </p>
  <p>
    <strong>17 février&nbsp;:</strong>&nbsp;Une délégation de la CEDEAO est chargée de favoriser le retour au calme en Guinée.
  </p>
  <p>
    <strong>23 février 2007&nbsp;:</strong>&nbsp;L’Assemblée nationale, pourtant largement acquise au camp présidentiel refuse de prolonger l’état d’urgence.
  </p>
  <p>
    <strong>25 février 2007&nbsp;:</strong>&nbsp;Réunion de conciliation sous l’égide de la CEDEAO, et signature d’un accord.
  </p>
  <p>
    <strong>26 février 2007&nbsp;:</strong>&nbsp;Lansana Conté nomme Lansana Kouyaté Premier ministre.
  </p>
  <p>
    <strong>28 mars 2007&nbsp;:</strong>&nbsp;Lansana Kouyaté donne la composition du nouveau gouvernement.
  </p>
  <p>
    <strong>20 mai 2008</strong>&nbsp;: Lansana Kouyaté est démis de ses fonctions par un décret du Général Lansana Conté.
  </p>
  <p>
    <strong>23 mai 2008&nbsp;:</strong> Ahmed Tidjane Souaré est nommé Premier ministre
  </p>
  <p>
    <strong>22 décembre 2008</strong>&nbsp;: Décès du Général Lansana Conté, président de la République depuis 1993.
  </p>
  <p>
    Suite au décès du président de la République, <strong>Aboubacar Somparé, président de l’Assemblée nationale,</strong> a demandé officiellement au président de la Cour suprême de constater la
    vacance du pouvoir et de faire appliquer la Constitution.
  </p>
  <p>
    Le <strong>président de la Cour suprême, Me Lamine Sidimé</strong>, refuse de le faire&nbsp;: le coup d’État du 23 décembre 2008 intervient empêchant la prise de fonction du président de
    l’Assemblée nationale pour conduire le pays aux élections, 60 jours suivants.
  </p>
  <p>
    <strong>&nbsp;</strong>
  </p>
  <p>
    <strong>&nbsp;</strong>
  </p>
  <p>
    <strong>&nbsp;</strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 08 Jun 2010 17:17:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3a573d8f95341a942e0f5bb5f2103b0a</guid>
                <category>Documents</category>        <comments>http://www.chronafric.com/article-chronique-d-une-democratie-annoncee-les-prolongations-51889600-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[BRIN D’HISTOIRE-]]></title>
        <link>http://www.chronafric.com/article-brin-d-histoire-51887210.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img height="158" width="143" src="http://img.over-blog.com/96x100/3/33/91/81/Behanzin_-2-.jpg" alt="Behanzin_-2-.jpg" class="DrteTexte"><img height="132" width="135" src=
    "http://img.over-blog.com/300x244/3/33/91/81/abd_el_kader1.jpg" alt="abd_el_kader1.jpg" class="GcheTexte">&nbsp;4ème partie&nbsp;- La Résistance africaine à l'intrusion coloniale
  </p>
  <p>
    L’Europe s’est aventurée dans la colonisation selon un processus qui frappe inéluctablement toute civilisation qui se développe verticalement en faisant fi de la juste nécessité d’associer
    horizontalement de larges couches sociales au partage de la richesse créée pourtant en commun. Et plus une telle éthique se systématise dans le développement global, plus des privilèges
    artificiels se font naturels dans les esprits : complexe de supériorité ; habileté dans la légitimation de l’arbitraire, mépris d’autres Peuples, débordement hors des territoires pour soumettre
    ces derniers à l’exploitation, a l’hégémonie, c’est ainsi que l’oppression, aboutit à la déshumanisation du colonisateur, de l’exploiteur, tout comme à la déshumanisation de l’opprimé.
  </p>
  <p>
    Certains en sont encore à parler des effets stimulants de la colonisation pour des populations, colonisation qui, aux yeux d’un éminent homme du milieu du 19e siècle, est parée de toutes les
    vertus. « Son pays, écrit-il, est en train de composer un poème magnifique qui a pour titre : « La colonisation de l’Afrique ». (Son pays) « a recours à la guerre…uniquement dans la mesure où
    elle est nécessaire à la civilisation, poursuit-il. Ce qui rassure (son pays), c’est de savoir qu’il porte dans sa main la lumière et la liberté ;(son pays) sait que, pour un Peuple sauvage, être
    occupé…, c’est commencer à être libre ; que pour une cité de barbares, être brutalisés,…, c’est le début des lumières. Que (pour son pays) faire la guerre, envahir les territoires, bombarder les
    fortifications n’est pas important s’ (il) fait taire ses fusils avec des livres ».
  </p>
  <p>
    Mesdames et Messiers, Chers Frères, Vous avez entendu « lumière et liberté » pour un « Peuple sauvage », incendie de « cité de barbares », comme « début des lumières », envahissement de «
    territoires », mariage « des fusils et des livres » !
  </p>
  <p>
    Alors, vous conviendrez avec nous, qu’il est significatif que la tenue de ce Séminaire sur la Résistance africaine coïncide avec le 13e Festival National des Arts et de la Culture en Guinée.
    C’est que la résistance à la subjugation est aussi une manifestation culturelle et qu’un tel traitement de la condition humaine ne peut que déclencher une résistance d’autant plus farouche qu’il
    concerne les hommes conscients du fait que leurs Peuples n’ont jamais été privés de liberté des siècles durant, Peuples allant jusqu’à ignorer l’existence de civilisation d’envahisseurs !
  </p>
  <p>
    Nous disons, depuis près de 15 ans, que l’histoire nous enseigne assez clairement que tout élément de progrès, qu’il soit technique, scientifique, social ou culturel, n’a de réelle valeur humaine
    que si son influence sert à l’ensemble de la société universelle et constitue un moyen honnête d’évolution. Mais, « les fusils et les livres » dont nous venons de parler étaient identiques aux
    premiers Wharfs de Gorée, des Iles de Loos de Conakry, des débarcadères de Boké, de Benty, de Dubréka, de Bassam, de El Mina édifiés pour faciliter la traite des esclaves et qui appelaient
    nécessairement à l’exercice du droit à la résistance à l’humiliation, à la domination étrangère, à l’oppression et à l’indignité !
  </p>
  <p>
    <img height="179" width="136" src="http://img.over-blog.com/80x100/3/33/91/81/El-Omat-Tall.jpg" alt="El-Omat-Tall.jpg" class="GcheTexte">Dans le but de bâtir leur empire sur les ruines des
    Peuples africains, les colonisateurs ont eu recours à l’occupation militaire de vastes territoires sous tutelle absolue de la « métropole ». Régenter sans partage le monde fut et demeure encore
    le propre d’un système étouffant et étouffé par son propre développement vertical, un système qui, à travers ses capitaux qu’il exporte, institue un monopole qui se veut planétaire, en vue de se
    procurer des surprofits au mépris de la liberté des autres, sinon de leur existence pure et simple.
  </p>
  <p>
    A ce système d’oppression et d’exploitation sans borne des Peuples et des hommes, à ce pillage systématique de leurs territoires, au vol organisé de leurs biens pour disposer d’un marché facile
    et gratuit, les Africains ne pouvaient opposer que la résistance sous toutes ses formes.
  </p>
  <p>
    Pour les besoins de la cause, pour se donner bonne conscience, les envahisseurs ne tarirent guère en qualificatifs méprisants prétendant salir la crédibilité des héros dont nous parlons
    légitimement aujourd’hui, légitimement, car, comme on le dit, pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient. La mémoire des Peuples est une source inépuisable d’expériences et de courage
    pour affronter avec succès l’avenir et ses problèmes complexes. Mais, écoutons un peu quelques-uns de leurs propos les plus courtois :
  </p>
  <p>
    Abdel Kader d’Algérie ? « Berbère insolent et têtu » ! El Hadj Oumar Tall ? « Marabout fanatique et turbulent » ! Béhanzin du Dahomey ? «Un barbare buveur de sang humain» ! Le Mahdi du Soudan ?
    Jeu de mot sur son nom : « mad mawla, le Chef enragé » ! L’Almamy Samory Touré ? « Roitelet sanguinaire et vendeur d’esclaves » !
  </p>
  <p>
    Et nous en passons en fait d’injures ordurières et d’étiquettes collées à nos Résistants par ceux qui, avec cynisme, avaient dépecé l’Afrique comme un gibier à la triste Conférence de Berlin en
    1884-1885. Mais, nos héros de la résistance à l’occupation coloniale ne pouvaient être injuriés que par les âmes viles. A un moment opportun de l’histoire, ils se sont donné la volonté et le
    courage de dire catégoriquement non au diktat de l’étranger, non à l’opprobre, non au carcan de l’esclavage, non à la soumission à un ordre immonde !
  </p>
  <p>
    Et pour affirmer sa volonté de n’accepter aucun comportement avec les ennemis de son Peuple, l’Almamy Samory Touré avait eu raison de dire, comme le rapporte l’un de nos historiens, nous le
    citons : « Quand un homme ne veut pas, il dit non catégoriquement et sans équivoque ».
  </p>
  <p>
    Un recul suffisant dans le passé pour en cerner les mobiles politiques, les motivations idéologiques et les ressorts moraux qui ont mû des hommes dans le sentier de la lutte à outrance pour la
    dignité et la liberté, permet une aperception solide de la complexité inévitable des questions de l’avenir.
  </p>
  <p>
    L’Almamy Samory Touré, dont l’Empire est l’un des sous thèmes du présent Séminaire international sur la Résistance africaine à l’intrusion coloniale, l’Almamy Samory Touré, disons-nous, fut l’un
    des plus grands Résistants à l’invasion coloniale française en Afrique.
  </p>
  <p>
    Il commença sa vie dans le commerce de produits végétaux et du bétail, dans le cadre d’une tradition familiale, son père ayant exercé les mêmes activités. C’est la capture de sa mère bien aimée
    par les troupes des Cissé, qui incita cet homme à s’enrôler dans les mêmes troupes pour obtenir la libération de sa mère.<img height="135" width="110" src=
    "http://img.over-blog.com/73x100/3/33/91/81/alfa_yaya_Diallo.jpg" alt="alfa_yaya_Diallo.jpg" class="DrteTexte">
  </p>
  <p>
    Il fit montre de qualités militaires exceptionnelles, de courage indomptable et de ferme détermination dans le combat, et devint ainsi progressivement influent. Incarnant de nobles aspirations à
    l’unité politique des villages de sa tribu, il constitue une troupe autonome pour se doter d’un domaine qu’il agrandit au fur et à mesure de ses conquêtes. Il était un diplomate averti, un
    véritable stratège habile dont le coup d’œil sur le contexte environnant lui permettait de prendre immédiatement les décisions les plus justes.
  </p>
  <p>
    Il contracta plusieurs alliances avec les Chefs de la contrée mandingue et arriva à regrouper autour de lui les populations des Régions actuelles de Beyla, Kérouané, Kankan, Mandiana, Siguiri,
    Kouroussa, Faranah, etc. Très grand organisateur, il sut insuffler la discipline à ses troupes et mit sur pied une administration judicieuse et une parfaite organisation de son territoire.
  </p>
  <p>
    Il appliqua savamment la méthode de la décentralisation dans cette administration, décentralisation associée à la concentration du pouvoir, notamment, militaire, judiciaire, religieux et
    éducatif, car son but était avant tout de créer une Nation homogène, puissante et soumise à la morale de l’Islam, religion qu’il pratiquait et à l’expansion de laquelle il œuvrait. Mais voilà
    qu’en pleine œuvre de construction nationale, les troupes françaises d’invasion, parties du Sénégal, avançaient en direction du Niger avec l’intention de soumettre à l’autorité de la France, la
    sous-région mandingue. Au même moment, des troupes britanniques faisaient la conquête du Sud de la Sierra-Léone et établissaient des Comptoirs anglais. Ahmed Sékou Touré, président de la
    République de Guinée (1958-1984) - (À suivre)
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 08 Jun 2010 16:51:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a6299ee964683b90b605d380476698bd</guid>
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 </channel>

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